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Maternités, télémédecine, consultations en pharmacie... ces faux remèdes aux déserts médicaux Abonnés

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Hébergements pour les femmes enceintes, pharmaciens à la rescousse, cabines de téléconsultation, centres de santé privés… Faute de pouvoir résoudre le problème des déserts médicaux, l’État tente de limiter la casse avec des dispositifs cache-misère.

Maternités, télémédecine, consultations en pharmacie... ces faux remèdes aux déserts médicaux
Le 4 mai 2022

Une bombe à retardement qui fait déjà des étincelles. Aujourd’hui, près de 12 % de la population vit dans un désert médical, soit 7 millions de Français. Si rien n’est fait d’ici à cinq ans, ils seront 27 millions à se retrouver privés de généraliste, d’après une étude publiée le mois dernier par la société experte en données de santé Iqvia France pour L’Express. Une population vieillissante et un nombre important de départs à la retraite d’un côté, un manque cruel de renouvellement du personnel depuis les années 90 de l’autre : la catastrophe était prévisible. Mais faute de réaction et de vision politique à long terme, les dégâts commencent déjà à se faire ressentir. Et vu la considération quasi inexistante accordée à ce sujet lors de la campagne présidentielle, le plus dur est à venir.

Des pansements sur une jambe de bois

Si l’heure ne semble toujours pas être aux solutions, les pouvoirs publics feignent de prendre le problème à bas le corps en mettant en place des dispositifs alternatifs. Depuis plusieurs mois, 50 pharmaciens bretons expérimentent la prise en charge de petits maux pour éviter l’engorgement des urgences ou des cabinets médicaux. Brûlures, maux de tête, infections urinaires, diarrhées, rhinites, conjonctivites, piqûres de tique… au total, 13 états cliniques peuvent être pris en charge par le pharmacien, qui décide ensuite de la prescription d’un médicament hors ordonnance, ou de l’orientation vers un médecin ou un service d’urgences. Mise en œuvre par l’association Pharma Système Santé et soutenu par l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne, le projet est financé à hauteur de 400 000 € par le ministère des Solidarités et de la Santé et rapporte 15 € par prise en charge à la pharmacie. En 6 mois, les 50 pharmaciens ont effectué 400 consultations, soit 8 par professionnel....

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