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Limites et proportionnalité (partie 2) Abonnés

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Bas les Masques vous propose de retrouver une grande étude du professeur Jean-François Toussaint sur la mortalité du Covid-19. Dans cette seconde partie, il dénonce l’absence de fondement d’un discours catastrophiste qui ne s’est pas vérifié dans les faits, mais qui a entraîné de nombreuse conséquences désastreuses au sein de la population.

Limites et proportionnalité (partie 2)
Le 27 décembre 2020

Dans le débat de l’été, l’un des points importants était de faire comprendre que l’argument ressassé sur la culpabilisation des citoyens de ce pays n’était pas audible au regard des critères de saisonnalité. L’autre était de souligner l’ineptie de la capacité prévisionnelle des algorithmes, qui n’étaient pas calibrés pour cela, a fortiori maintenant que les Français découvrent leurs limites.

Face au catastrophisme des simulations de l’Imperial College, le présent a le plus souvent été utilisé pour décrire le réel « il n’y a pas à ce jour de 2ème vague », sans nier pour autant qu’il puisse y en avoir une.

Face à Eliot Deval [1](présentateur sur la chaîne Cnews, NDLR) il est précisé :

1. qu’il s’agit de la situation du jour, afin de montrer que les catastrophistes n’avaient pas les éléments prédictifs dont ils nous assuraient l’évidence (chaque annonce d’une nouvelle vague de mars à août s’étant soldée par un échec)

2. sans anticiper sur l’avenir, une reprise automnale éventuelle serait alors fondée sur des principes de saisonnalité virale et non de comportement [2]. Cette position était nécessaire pour que chacun puisse s’interroger, alors que la narration du réel n’est toujours pas audible. Le besoin de croire est trop fort, y compris chez les professionnels de santé et même chez certains scientifiques. Il traduit l’illusion d’une pseudo-maitrise des phénomènes naturels, si funestes soient-ils, et d’un contrôle, souvent fantasmé, de la situation.

Or le discours catastrophiste porté au cours de cette deuxième phase ne tient toujours pas : où sont passés les 9000 malades en réanimation « quoi qu’on fasse » [3] ? Les « 400 000 décès » inacceptables ? Définissent-ils un horizon encore crédible alors que cette vague atteint à ce jour le tiers de celle du printemps et qu’elle a...

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