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Le démarrage difficile des tests antigéniques Abonnés

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Disponibles depuis le début du mois de novembre, les tests antigéniques promettent de dépister un porteur du coronavirus bien plus rapidement que les tests PCR. Une méthode intéressante, mais dont le déploiement est déjà sujet à une organisation hasardeuse.

Le démarrage difficile des tests antigéniques
Le 17 novembre 2020

Annoncée à la fin du mois d’octobre par Olivier Véran, l’arrivée massive des tests antigéniques est effective depuis début novembre. Si leur fonctionnement ressemble en partie à celui des tests PCR, à savoir le prélèvement d’un échantillon nasopharyngé à l’aide d’un écouvillon, la différence vient du fait qu’il n’y a désormais plus besoin d’analyse en laboratoire. Comme pour un test de grossesse, le principe repose sur la colorimétrie : si le résultat est positif, à savoir que des protéines du virus sont détectées, deux barres apparaissent. Le tout dans un délai compris entre 15 et 30 minutes, ce qui permet donc de détecter très rapidement des patients infectés au moment du test.

Une organisation contraignante pour les professionnels

Mis en place pour désengorger les laboratoires, c’est donc aux médecins généralistes, infirmiers et pharmaciens formés à cet effet qu’incombera la tâche de réaliser les tests antigéniques puis d’en délivrer le résultat aux patients. C’est là qu’apparaissent les premières difficultés d’ordre logistique : le public prioritaire pour ces tests étant les personnes symptomatiques, donc potentiellement infectées, il est non seulement nécessaire de s’équiper en conséquence (masques FFP2, gants, surblouses, charlottes) mais également de désinfecter après chaque passage et de disposer d’un espace dédié. Difficile alors pour certains médecins généralistes de s’équiper totalement pendant une consultation, attendre le résultat, déclarer ce dernier auprès des autorités et recommencer avec le patient suivant… Quant aux cabinets infirmiers, ils n’auront pas tous la possibilité de consacrer une plage horaire ou un espace réservé aux seuls tests antigéniques. Idem du côté des pharmacies, qui devront proposer une salle spécifique, même si à défaut, certains officine installeront des barnums à l’extérieur.

Des difficultés de déploiement

Au-delà de l’aspect pratique, une autre inquiétude repose sur la capacité à répondre à une demande qui pourrait bien croître fortement dans les...

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