Analyses

#JeNeMeConfineraiPas : pourquoi nous devons refuser un troisième confinement Abonnés

Auteur

Thèmes abordés

tribune

Alors que se profilent les rumeurs d'un troisième confinement, et alors que ces restrictions à nos libertés causent chaque jour plus de dégâts – pour une efficacité des plus contestables – nous publions cette tribune, écrite à l'initiative du Dr. Fabien Quedeville, afin de pouvoir, enfin, sortir de cette logique infernale des confinements à répétition.

#JeNeMeConfineraiPas : pourquoi nous devons refuser un troisième confinement
Le 25 janvier 2021

Depuis plusieurs jours, l’exécutif nous prépare tranquillement à l’éventualité d’un troisième confinement, sans en préciser les modalités suggérant une dégradation de la situation épidémique.

La situation épidémique le justifie-t-elle ?

Si on examine les différents indicateurs sanitaires, voici ce que nous constatons :
Selon le réseau Sentinelles, réseau qui surveille l’évolution des épidémies en médecine de ville, le taux d’incidence des Infections Respiratoire Aigües à Covid 19 (c’est-à-dire les patients présentant des symptômes en rapport avec le virus) en Semaine 2, est de 19 cas pour 100 000 habitants ( environ 12 000 cas).
Ce taux est en baisse puisqu’il était la semaine précédente de 26 cas pour 100 000 habitants. À noter que ce taux est stable autour de 16 cas/100 000h depuis mi novembre.

À titre de comparaison le seuil épidémique de la grippe, c’est-à-dire le taux d’incidence à partir duquel on considère que l’épidémie démarre, est de 170 cas pour 100 000h. Au pic de l’épidémie le taux d’incidence peut varier entre 300 et 500 cas pour 100 000h.

Selon SOS médecin, le nombre d’actes pour suspicion de Covid effectués par cette structure est stable, voire en légère baisse de 1% en Semaine 2 par rapport à la Semaine 1. Cette activité est également stable depuis mi-novembre.
Selon Santé Publique France, le nombre de tests positifs en Semaine 2 est stable par rapport à la semaine 1 avec une légère augmentation de 1%.

L’ensemble de ces indicateurs concorde et montre donc qu’il n’y a pas d’accélération de l’épidémie actuellement, alors même que l’on nous prédisait une reprise épidémique après les fêtes de fin d’année.

On note également qu’il n’y a pas de saturation ni des services hospitaliers ni des réanimations, et le nombre de personnes hospitalisées et d’admis en réanimation est stable depuis plusieurs semaines.

Le confinement...

Contenu disponible gratuitement

91 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter