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Menaces, pressions, fichage… vaccins, la tentation totalitaire ? Abonnés

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Depuis plusieurs jours, une offensive médiatique particulièrement virulente est à l’œuvre contre les Français réticents à se faire vacciner. Émanant de personnalités ayant pignon sur rue dans les médias, elle révèle une certaine tentation totalitaire déjà perceptible depuis le début de la crise sanitaire mais qui s’illustre désormais de manière très inquiétante.

Menaces, pressions, fichage… vaccins, la tentation totalitaire ?
Le 30 juin 2021

Tandis que la vaccination semble connaître un certain ralentissement, c’est un véritable déchaînement médiatique qui a eu lieu ces derniers jours contre les millions de Français réticents — voire de plus en plus réfractaires pour certains. Et la première salve a été lancée le samedi 26 juin par Caroline Fourest dans Marianne, avec la publication d’une tribune intitulée « Non-vaccinés récalcitrants : notre patience a ses limites », dans laquelle elle explique qu’une hypothétique quatrième vague à l’automne (que les « meilleurs modélisateurs prédisent », quelle blague !) serait de la faute… des non-vaccinés. Au-delà du propos à la fois infondé et discriminant — consistant à pointer du doigt une population et tenter de monter une partie des Français les uns contre les autres —, on ne peut que s’effrayer du ton particulièrement menaçant employé ici, qui révèle une face bien sombre de la personnalité de son auteur. Il est d’ailleurs amusant de noter que le titre a été par la suite changé pour « Non-vaccinés récalcitrants, la patience a ses limites »,ce qui amène à s’interroger quant à la raison d’une telle modification. Est-ce à cause de la pression des « récalcitrants » qui goûtent peu de se faire menacer de la sorte par Madame Fourest et lui ont fait savoir, ou s’agit-il d’une panique de Marianne devant le tollé suscité par cette prise de position particulièrement discutable et assez peu digne d’une rédaction pourtant habituée à défendre la démocratie ? En tous les cas, le mal est fait et risque de laisser des traces.

D’autant que Caroline Fourest est loin d’être la seule personnalité médiatique à se livrer au jeu malsain des grandes tirades moralisatrices. Le lundi 28 juin, c’est Amine El Khatmi, président du Printemps républicain et chroniqueur sur Cnews, qui s’illustre à son tour par...

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