France

Massacre économique : en Île-de-France, 100 000 emplois détruits en 2020 Abonnés

Thèmes abordés

crise sanitaireéconomieEmploichômage

Au dernier trimestre de l’année dernière, 23 000 emplois étaient supprimés en région parisienne. Ce qui porte à 100 000 le nombre d’emplois détruits en 2020 en Île-de-France par la gestion de la crise sanitaire.

Massacre économique : en Île-de-France, 100 000 emplois détruits en 2020
Le 14 avril 2021

Les derniers chiffres du baromètre de l’INSEE sont sans appel : dans les trois derniers mois de l’année 2020, ce sont encore 23 000 emplois salariés qui ont disparu. En proportion, les pertes sont plus importantes en Île-de-France que dans le reste du pays, avec une diminution régionale de -0,4 % contre -0,1 % au niveau national. Et pour cause : la région est durement touchée par toutes les restrictions liées au secteur de la culture et du tourisme. Avec les restrictions mises en place en octobre, les secteurs de l’hébergement et de la restauration sont les grands perdants de l’économie locale avec -3,8 %. On dénombre ainsi cinq fois moins de nuits d’hôtel réservées en 2020 qu’en 2019 sur la même période, les pertes les plus importantes étant notamment relevées sur les mois de novembre et décembre en raison du deuxième confinement instauré fin octobre.

Au total, ce sont donc un peu plus de 100 000 emplois qui auront été détruits sur l’ensemble de 2020, année marquée par des fermetures à répétitions, des faillites à tour de bras et des annulations d’évènements en cascade. Soit un plus du tiers du total des pertes pour l’ensemble de la France. Afin d’éviter que les chiffres de l’emploi en 2021 ne connaissent un sort équivalent après un début d’année très morose pour ces secteurs déjà très mal en point, il serait temps que le gouvernement se décide à rouvrir le pays au plus vite. Sous peine d’aggraver l’importante crise sociale qui se prépare déjà.

Contenu disponible gratuitement

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter