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"Hold-Up" : 15 millions de vues, et alors ? Abonnés

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CRITIQUE. Censé démontrer tous les scandales liés à la crise sanitaire actuelle, le documentaire Hold-up enchaîne les controverses depuis sa sortie. Adulé par certains comme conspué par d’autres, ce film n’aura pas certainement pas manqué de faire parler de lui. Si son objectif d’offrir une autre lecture de la crise sanitaire est louable, le documentaire est malheureusement tombé dans certains travers qui entachent sa crédibilité.

"Hold-Up" : 15 millions de vues, et alors ?
Le 24 novembre 2020

Passons rapidement sur l’accusation de complotisme dont le film fait l’objet, qui n’est rien d’autre qu’un mot-valise désormais employé à toutes les sauces et devenu un argument de discrédit à l’encontre de toute pensée divergente. Aussi, débattre d’un sujet aussi grave que la crise sanitaire au travers de la dichotomie simpliste des méchants « complotistes » contre les gentils « bienpensants » revient tout simplement à interdire toute réflexion. Et dans un pays qui prétend faire de la liberté d’expression une valeur incontournable, il est inacceptable qu’on ne puisse pas s’interroger publiquement sur les mesures prises pour endiguer une épidémie qui nous concerne tous et affecte nos quotidiens jusqu’à prétendre transformer nos modes de vie. 

À ce titre, il faut mettre au crédit du film Hold-up de tenter d’aborder ces quelques questions essentielles. Malheureusement, une certaine maladresse, tant sur la forme qu’au niveau du fond, dévie d’une intéressante critique initiale de la gestion de la crise sanitaire vers la dénonciation assez ambiguë d’une machination visant à la théorie du great reset, à savoir une réinitialisation du système financier international. Quelque chose qui, d’ailleurs, ne relève pas franchement du secret, puisqu’il s’agit d’un projet parfaitement assumé par le Forum économique mondial de Davos, exploitant ouvertement la pandémie pour accélérer la transition numérique dans tous les domaines de la société. On peut légitimement s’inquiéter des dérives d’un tel projet, mais il semble exagéré d’y voir une machination occulte comme le sous-tend le documentaire. Qui commet par ailleurs certaines erreurs dans sa démonstration, tant sur les plans factuels qu’analytiques.

La forme, c’est le fond qui remonte à la surface

Pas question pour autant de se livrer ici à un énième fact-checking, exercice trop prisé par certains qui s’en sont déjà donnés à cœur joie pour débusquer la moindre erreur, incohérence ou inexactitude. Il...

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