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À la tête de la nouvelle agence de recherche, un professeur habitué des liens d’intérêts Abonnés

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Le professeur Yazdan Yazdanpanah a été nommé à la tête de la nouvelle Agence de recherche sur les maladies infectieuses. Si une telle entité s’avère bien venue au bout d’un an de crise, la question des conflits d’intérêts se pose.

À la tête de la nouvelle agence de recherche, un professeur habitué des liens d’intérêts
Le 4 janvier 2021

Ce nouvel organisme a vu le jour le 1er janvier 2021. L’agence autonome, rattachée à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), regroupe en réalité les activités de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et du consortium de recherche en infectiologie REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases). L’ensemble sera ainsi renommé ANRS, maladies infectieuses émergentes. Selon Gilles Bloch, président de l’INSERM, la structure « vise à donner un nouvel élan à la recherche sur les maladies infectieuses émergentes tout en gardant ses missions actuelles ».

Un directeur familier des labos

Un beau programme, qui on l’espère, ne sera pas entaché par le CV de son directeur, le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat (AP-HP). Pour cause, le gastro-entérologue cumule les liens d’intérêts avec de nombreux laboratoires pharmaceutiques. Il a notamment participé à différents comités et conseils d’administration : entre autres Johnson & Johnson, Viiv, Abbvie, MSD, Pfizer, Janssen, BMS et.. Gilead. Entre 2014 et 2019, Yazdan Yazdanpanah aurait perçu environ 96 000 euros de groupes privés. Étant également membre du conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement sur la crise, le professeur a été interrogé en mars 2020 par Mediapart sur ce sujet, Il assure avoir cessé tout lien avec ces laboratoires depuis 2017.

Trois ans et demi : Cela suffit, selon la Haute autorité de santé (HAS) pour considérer qu’un conflit d’intérêts est terminé. La HAS affirme même tolérer une certaine dose de conflits d’intérêts dans certaines situations où la santé publique impose d’« accepter le concours d’un expert dans une situation de conflit d’intérêts, car il est le seul à pouvoir fournir une expertise d’une qualité suffisante ». Une position dont on peut débattre, mais encore faut-il que le...

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