Covid-19 : la guerre en Ukraine a éteint la pandémie médiatique Abonnés
Comment, en 24 heures seulement, sommes-nous passés de la peur d’un virus à la peur des Russes. Retour sur un renversement du narratif médiatique.

Après 2 ans, ce n’est ni la « distanciation sociale », ni la vaccination généralisée, ni le pass vaccinal qui auront mis un terme à la crise sanitaire… mais bien une autre crise, et bien plus sérieuse. Le 15 février, le bureau Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’inquiétait du « défèrlement » de la vague omicron à l’est du continent. Une peur vite écartée par une autre pusqu'après plusieurs semaines de tensions diplomatiques et de négociations chaotiques, Vladimir Poutine a lancé l’assaut sur l’Ukraine ce jeudi à l’aube. Dans un communiqué, le bureau régional de l'OMS a, cette fois-ci, alerté sur une toute autre menace, bien plus préoccupante : « Toute nouvelle escalade pourrait entraîner une catastrophe...

Après les propos de Vladimir Poutine sur la mise en alerte de sa « dissuasion » et les affrontements s’étant déroulé à proximité d’une centrale nucléaire, Emmanuel Macron communique à outrance sur sa préoccupation face au risque nucléaire, allant même jusqu’à envoyer des pastilles d’iode en Ukraine. Une inquiétude peut-être légitime, mais qui s’avère particulièrement mise en scène à un mois de l’élection présidentielle, et que plusieurs éléments permettent de relativiser.

Cette semaine, le Conseil d'État a débouté une requérante qui contestait la suppression de l’accord parental conjoint dans le cadre de la vaccination des 5-11 ans contre le Covid-19. Manipulation des chiffres sur la balance bénéfice-risque, obstruction du Conseil d'État... Entretien la requérante Annabelle Pena, professeur agrégée de droit public, ancienne juge administrative et spécialiste des droits fondamentaux et son avocat, Me Diane Protat.










