Remdesivir : l'Agence européenne des médicaments revient à la charge Gratuit
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Après l’avis défavorable de l’Organisation mondiale de la santé, on aurait pu penser que la partie était finie pour le médicament de Gilead. Mais c’était sans compter sur la bureaucratie européenne, qui cherche à l’utiliser pour traiter des patients qui ne sont pas en danger.

Chassez le remdesivir et il revient au galop. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé ce mardi qu’elle donnerait un avis avant l’été concernant l’utilisation éventuelle du traitement développé par Gilead Sciences. L’agence Reuters rapporte par ailleurs qu’il s’agirait de « traiter les patients atteints du COVID-19 n'ayant pas besoin d'une assistance respiratoire ». Un médicament qui n’a fait aucune preuve de son efficacité, pour sauver des gens qui n’ont pas besoin de l’être ? L’EMA ne prend pas beaucoup de risques.
On pensait pourtant que le débat était clos, après la séquence de l’automne dernier. Le 8 octobre, la Commission de Bruxelles avait signé un accord avec la firme pour permettre aux États européens d’acheter 500 000 doses de remdesivir. À environ 2000 euros la dose intraveineuse, cela devait rapporter à Gilead jusque’à 1,035 milliard d’euros. Une belle somme, qui se serait ajoutée aux 900 millions de dollars que le médicament a déjà rapporté au laboratoire américain au troisième trimestrede 2020.
Mais le 20 novembre, coup de théâtre : l’Organisation mondiale de la santé a annoncé ne pas recommander cet antiviral, car aucun élément ne laissait entrevoir un « effet significatif sur la mortalité, le recours à la ventilation mécanique, l’accélération de l’amélioration de l’état clinique et d’autres résultats sanitaires importants du côté du patient ». Les scientifiques ayant mené les quatre essais cliniques sur lesquels s’était basée l’OMS, avaient même évoqué « la possibilité d’importants effets secondaires ». L’essai clinique européen Discoverya également retiré le remdesivir de son étude le 27 janvier, « faute de preuves de son efficacité ».
Comble du scandale : la Commission européenne, qui devra approuver le feu vert de l’EMA, s’était pourtant fait balader par Gilead en octobre. Au moment de la signature de l’accord, le laboratoire américain avait...
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