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Stages d’autodéfense, fauteuils massants… quand la charité se fout de l’hôpital Abonnés

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Perte de sens, surcharge horaire, salaires trop bas, insécurité… Les dispositifs avancés pour résoudre la crise de l’hôpital tiennent davantage de l’opération de communication indécente que de la véritable solution de fond.

Stages d’autodéfense, fauteuils massants… quand la charité se fout de l’hôpital
Le 2 juin 2022

Alors que l’hôpital public est à la déroute, que 89% des hôpitaux en tension manquent de personnel médical, que 47% sont à court de personnel non médical (aides-soignants, infirmiers, personnel administratif, etc.), que 20% des services d’urgences se trouvent même en grande difficulté et qu’un service sur cinq est en danger de fermeture cet été, Emmanuel Macron a eu la lumineuse idée de lancer une « mission flash » durant tout le mois de juin et dirigée par le Dr. François Braun dans l'objectif « d'identifier et de chiffrer les manques de chaque hôpital ». De quoi se demander à quoi servent les Agences régionales de santé… surtout qu’il est de plus en plus difficile de faire mine de découvrir le désastre connu depuis longtemps tous les quatre matins.

Mais avec une cote de popularité du président en recul de 14 points par rapport à son niveau de 2017 à la même période, il faut faire bonne figure. Pour cela, Emmanuel Macron peut compter sur Brigitte. Présidente de la Fondation des hôpitaux, la compagne du chef de l’État s’est rendue ce mardi à Villejuif, suivie d’une armée de journalistes, inaugurer un espace bien-être à l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud. Comme les 150 autres qui devraient se déployer dans les mois à venir, cet « Espace 3R » accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dispose de canapés, une bibliothèque, de lumières apaisantes, mais aussi de fauteuils de massage et de « cocons de sieste ». Léger détail… Les horaires du personnel soignant étant déjà surchargées en raison du manque d’effectifs, il n’est pas certain que ces derniers trouvent le temps de s’octroyer une pause de« bulle zen ». « Je viendrais volontiers mais il faudrait qu’on soit en nombre dans le service », lâche une infirmière au Parisien. Une autre renchérit : « Une fois terminé...

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