Analyses

Narratif de la grippe H1N1 et Covid-19 : les étranges parallèles (Partie 2) Abonnés

Dans un rapport parlementaire daté du 29 juillet 2010, une commission d’enquête du Sénat soulevait de nombreux éléments troublants dans la gestion de la grippe H1N1, parmi lesquels la communication anxiogène, les conflits d’intérêts, le poids de lobbies dans la stratégie de vaccination, le financement de l’OMS ou encore l’imperfection des modèles de prévisions mathématiques utilisés pour justifier l’alarmisme. Des constatations qui, plus de dix ans après, résonnent étrangement avec la situation actuelle (partie 2).

Narratif de la grippe H1N1 et Covid-19 : les étranges parallèles (Partie 2)
Le 2 février 2022

Première partie à retrouver en cliquant ici

L’OMS au centre des critiques

Du côté de l’OMS, on en a profité pour changer la définition d’une pandémie, en en modifiant les critères. La définition de la notion de pandémie dans le plan français repose sur ces trois critères : « Une pandémie grippale est caractérisée, quant à elle, par l’apparition d’un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle. Elle se traduit, sur l’ensemble du globe, par une forte augmentation dans l’espace et le temps des cas et de leur gravité. » En revanche, comme cela sera développé dans la suite du présent rapport, les orientations de l’OMS de 2009 définissent clairement la pandémie du seul point de vue de sa diffusion géographique, sans retenir de critère de gravité : - en phase 5, le virus provoque des « flambées soutenues à l’échelon communautaire dans au moins deux pays d’une même région OMS » ; - en phase 6, le virus provoque « des flambées soutenues à l’échelon communautaire dans au moins un pays d’une autre région de l’OMS ». Cette absence de référence à la notion de gravité a ainsi conduit l’OMS, le 11 juin 2009, à déclarer le passage en phase 6 du plan de lutte contre la pandémie grippale, tout en reconnaissant que celle-ci était « de gravité modérée ». Cet exemple doit, sans doute, conduire à s’interroger sur les conséquences du vaste système international de surveillance qui permet aujourd’hui d’observer les virus grippaux comme jamais il n’a été possible de le faire auparavant. Le développement d’un tel système d’alerte est bien évidemment très positif. Cependant, du point de vue de la décision publique, il comporte un risque, celui — comme ce fut le cas avec le virus A (H1N1)v — de conduire...

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