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Législatives : pour la Macronie, fini l'état de grâce et bonjour les désillusions Abonnés

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Quelque soit le verdict des élections législatives, les mauvais résultats de la majorité présidentielle au premier tour laissent présager un second quinquennat semé d’embûches pour Emmanuel Macron. Une situation bien différente de l’atmosphère sereine du lendemain de sa réélection.

Législatives : pour la Macronie, fini l'état de grâce et bonjour les désillusions
Le 13 juin 2022

Le parti présidentiel aurait-il perdu le contrôle ? Après avoir abordé l’élection présidentielle comme une simple formalité administrative, à grand coup de communication et de « barrage républicain », Emmanuel Macron pensait pouvoir en faire de même pour les élections législatives. Mais si le ciel semblait bien dégagé le 24 avril dernier, l’horizon macroniste s’est légèrement assombri ces dernières semaines avec la poussée de la NUPES, fiction politique mais réalité électorale.

Premier tour loupé

Des prévisions qui se sont avérées juste puisque les résultats du premier tour sont unanimes : la majorité présidentielle récolte 25,75% des suffrages, d’après les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur, contre 25,66% pour la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale NUPES). Un mouchoir de poche, puisque la coalition Ensemble battrait celle de gauche de 21 359 bulletins seulement. Plus encore, en prenant compte du taux d’abstention de 52,49% (+1,19 points par rapport à 2017), la coalition centriste n’obtient que 11,97% des suffrages parmi tous les inscrits — un chiffre qui serait encore plus faible si l’on ajoutait les 3 à 5 million de Français non inscrits sur les listes électorales —, ce qui permet de considérablement relativiser l’état de grâce dont se targue le camp d’Emmanuel Macron. D’autant plus qu’en 2017, La République en marche avait récolté 28,21% des voix, soit trois points de plus qu’Ensemble !, qui rassemble pourtant 7 chapelles différentes dont le Modem, Agir ou Horizons, la formation d’Édouard Philippe. 

En résumé, c’est une crise de légitimité qui attend Emmanuel Macron pour ce second quinquennat. Car s’il y a peu de chance que la NUPES lui vole la majorité à l’Assemblé nationale, rien ne lui garantit que celle-ci soit absolue. Surtout, même si Ensemble ! parvient à obtenir les fameux 289 sièges — ce qui n’est pas gagné puisque les projections actuelles parlent de 275 à...

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