Analyses

Législatives : Emmanuel Macron en difficulté ? Abonnés

Thèmes abordés

MacronélectionsmacronieMélenchonEmmanuel Macron

À trois jours du premier tour des législatives, rien ne semble sérieusement menacer le bloc centriste, si ce n’est la perte de la majorité absolue. Et pour s’en prémunir, la macronie ne laisse rien au hasard.

Législatives : Emmanuel Macron en difficulté ?
Le 9 juin 2022


Auréolé de sa victoire à la présidentielle — après l’habituelle pièce de « théâtre antifasciste » de l’entre-deux tours —, Emmanuel Macron semblait partir serein pour les élections législatives. Mais s’il y a peu de chances que Jean-Luc Mélenchon soit « élu Premier ministre » — au grand dam de ses électeurs, à qui il a voulu faire avaler la pilule du « barrage républicain » —, l’horizon macronien n’est pas aussi dégagé qu’il y a un mois. En effet, en prenant en compte l’évolution des projections Harris et IFOP, une tendance se confirme : en raison de l’augmentation potentielle du nombre de sièges de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), la majorité absolue n'est pas assurée pour la coalition centriste Ensemble (LREM, Horizons, MoDem, En commun, Agir, Territoire de Progrès, Parti Radical, Fédération progressiste). D’après la dernière enquête réalisée par Ifop-Fiducial, la majorité présidentielle récolterait entre 250 et 290 députés contre 195 à 230 sièges pour la NUPES. Or, la fameuse majorité absolue n’est atteinte qu’à partir de 289 députés (la moitié des 577 sièges de l’Assemblée nationale).

Projection des sièges aux élections législatives
Source : ElecTracker
Projection des sièges aux élections législatives

Autre signe négatif pour le camp macronien, la percée de la NUPES chez les Français de l’étranger. Dimanche 5 juin, l’alliance de gauche, allant du Parti socialiste au Parti communiste en passant par La France insoumise et Europe Écologie-Les Verts, a réussi à qualifier ses candidats dans dix des onze circonscriptions, soit deux fois plus qu’en 2017, lorsque la gauche se présentait en ordre dispersé. La majorité présidentielle devra donc parier sur les reports de voix au second tour, qui lui semblent plutôt favorables pour l’instant. Pour cela, LREM n’hésitera pas à soutenir Stéphane Vojetta, dissident écarté au premier tour dans la 5e circonscription des comprenant notamment l'Espagne et le Portugal, au profit d’un Manuel Valls dont le...

Contenu réservé aux abonnés

58 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter