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Vote du pass sanitaire : encore une tambouille politicienne Abonnés

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Le quiproquo sur le vote du pass sanitaire le mardi 11 mai à l’Assemblée nationale a donné lieu à un numéro de politique politicienne qui ne s’est pas attardé sur les questions de fond. La gravité du sujet aurait pourtant mérité une véritable réflexion démocratique.

Vote du pass sanitaire : encore une tambouille politicienne
Le 12 mai 2021

Mardi soir, coup de tonnerre à l’Assemblée nationale : les députés rejettent de justesse le principe du pass sanitaire contenu dans l’article premier du projet de loi de sortie de l’état d’urgence sanitaire par 108 voix contre 103. Provoquant ainsi la joie des nombreux opposants à cette mesure, qui ont vu là un camouflet adressé au gouvernement, la fronde venant des députés du Modem, alliés de la majorité. Cependant, pour ces derniers, ce n’était pas réellement le pass sanitaire dans son essence qui posait problème mais ses critères d’application, jugés « trop flous », ainsi que la longueur de l’état d’urgence sanitaire transitoire, prévu jusqu’au 31 octobre.

La joie a donc été de courte durée : après que Jean Castex a annoncé qu’un accord avait été trouvé, un nouveau vote sur le texte réécrit a permis, dans la nuit de mardi à mercredi, de valider le texte modifié avec cette fois 208 voix contre 85. En donnant au Modem ce qu’il attendait, à savoir un raccourcissement de la période transitoire de sortie de l’état d’urgence, qui devrait donc maintenant prendre fin au 30 septembre prochain. En revanche, le pass sanitaire est bel et bien maintenu.

Car en effet, contrairement à ce qu’ont pu croire de nombreux observateurs, le véritable problème de ce projet de loi ne se situait pas sur le fond, mais relevait plus d’une nouvelle manipulation politicienne. Les députés du Modem n’ont pas choisi de s’opposer par attachement aux libertés fondamentales, mais simplement pour démontrer à l’exécutif qu’il était impossible de gouverner sans eux ! C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé la députée des Hauts-de-Seine Isabelle Florennes dans un entretien donné à l’Opinion : « On vote sur quoi ? Comme le gouvernement a des pouvoirs exorbitants, il met ensuite tout ce qu'il veut dans le décret, le passage...

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