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Vaccination des enfants : les arguments spécieux de l’Académie de médecine Abonnés

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Dans son dernier communiqué, l’Académie nationale de médecine s’appuie sur un argumentaire particulièrement contestable concernant la mortalité des enfants afin de pousser à la vaccination des 5-11 ans. Pendant ce temps, les règles ont une nouvelle fois changé concernant l’autorisation parentale.

Vaccination des enfants : les arguments spécieux de l’Académie de médecine
Le 26 janvier 2022

« Vaccination des enfants de 5-11 ans : ne plus hésiter ». C’est par cette injonction que l’Académie nationale de médecine — institution chargée notamment de rendre des avis dans le domaine de la santé en général mais également sur des questions de santé publique et d’éthique médicale — titre son dernier communiqué afin de pousser à la vaccination des plus jeunes. L’institution indique ainsi que « la diffusion du variant Omicron et son haut niveau de circulation dans le monde font craindre l’émergence d’autres variants ou de sous-variants en l’absence d’une immunité collective suffisamment élevée. Génétiquement très différent des variants précédents, Omicron a modifié cette vague pandémique de Covid-19 par deux caractéristiques essentielles : une transmissibilité 3 fois supérieure à celle du variant Delta et une plus faible virulence. Un autre fait marquant, observé depuis deux mois, est l’incidence élevée des contaminations chez les enfants dans un contexte favorable à la transmission en milieu scolaire et familial. Comme aux États-Unis, ce phénomène s’accompagne d’une augmentation significative des hospitalisations quotidiennes en pédiatrie : au cours de la deuxième semaine de 2022, 979 enfants âgés de 0 à 9 ans ont été hospitalisés (source GEODES), près de 80% d’entre eux ne présentant aucune comorbidité, et 9 décès sont survenus depuis le 1er janvier. »

Si l’Académie reconnaît qu’ « il est bien sûr nécessaire de distinguer les enfants hospitalisés « pour Covid » et les enfants hospitalisés « avec Covid » mais pour une autre cause », celle-ci ajoute que « la part des premiers reste cependant majoritaire et comporte une proportion importante de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques (PIMS) de survenue retardée par rapport à l’infection (3 à 12 semaines après) et généralement imputables au variant Delta. » Plus loin, elle affirme que « la faible couverture vaccinale des enfants âgés de moins de 11 ans (1,9% entre 5 et 9 ans et 6% des 10-11 ans) expose préférentiellement...

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