International

Ursula von der Leyen : des consultants McKinsey aux SMS avec Pfizer, vers le scandale de trop ? Abonnés

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est sous le coup des critiques de la médiatrice européenne en raison de son refus de dévoiler les SMS échangés avec Pfizer dans le cadre de la négociation des vaccins. L’ancienne ministre allemande de la Défense avait déjà été au centre d’un scandale en 2018 impliquant divers consultants, dont la célèbre entreprise Mc Kinsey.

Ursula von der Leyen : des consultants McKinsey aux SMS avec Pfizer, vers le scandale de trop ?
Le 1er février 2022

Ursula Von der Leyen, qui se disait « prête à discuter de la vaccination obligatoire » il y a encore quelque semaines, est-elle désormais en difficulté ? C’est en tout cas ce que peut laisser penser son actualité, la présidente de la Commission européenne étant empêtrée dans une situation assez délicate. Celle qui a fait de la santé l’une de ses grandes priorités politiques en coordonnant les 27 face à la pandémie de Covid-19 et en gérant au niveau européen les commandes de vaccins, a multiplié les échanges avec les laboratoires pharmaceutiques depuis 2020 via des lettres, mails, recommandés… ainsi que des SMS. Et ces derniers sont désormais au coeur de ce qui pourrait ressembler à un début de scandale.

En effet, comme l’indiquait le New York Times en avril dernier, Ursula von der Leyen a échangé des textos directement avec Albert Bourla, le PDG de Pfizer, sans que l’on puisse précisément savoir ce qui s’est négocié par SMS ni même la teneur des négociations avec les sociétés pharmaceutiques, des tractations sur les prix des vaccins, les clauses de ces contrats, etc. Pour tenter d’y répondre, des journalistes ayant demandé des documents à la Commission ainsi que le contenu des fameux SMS. Il leur a été répondu que ces textos n’avaient pas été gardés, au motif que les règles de transparences des institutions européenne — qui datent de 2001 — n’incluaient pas les messages type SMS ou messagerie instantanée.

Des explications qui ne plaisent pas à la médiatrice européenne Emily O’Reilly, en charge de la transparence des institutions. Cette dernière a en effet déclaré vendredi dernier qu'« aucune tentative n’a été faite (par la Commission) pour identifier si les textos en question existaient. Cette façon d’agir ne répond pas aux attentes en matière de transparence. (…) Ces messages entrent dans le cadre de la législation européenne sur l’accès du...

Contenu réservé aux abonnés

69 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter