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Un syndicat de médecins veut se faire payer pour appeler les non-vaccinés Abonnés

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Au lendemain de l’autorisation par la CNIL de la transmission des listes de patients non-vaccinés aux médecins généralistes, un syndicat de médecins réclame désormais que ces appels leurs soient remboursés comme une télé-consultation. Une pratique qui s’apparente à du démarchage pour le docteur Fabien Quedeville.

Un syndicat de médecins veut se faire payer pour appeler les non-vaccinés
Le 8 juillet 2021

Dans leur Flash Info de ce jeudi 8 juillet, le syndicat Les Généralistes CSMF (syndicat de tous les spécialistes en médecine générale, branche Généralistes de la Confédération des Syndicats Médicaux Français) demande « la prise en charge de la téléconsultation téléphonique pour l'appel de chaque patient non vacciné ». En résumé, ils réclament d’être payés comme s’ils effectuaient une télé-consultation classique… sauf que cette fois, ce n’est pas le malade qui consulte son médecin mais bien le médecin qui interpelle son patient pour tenter de les « convaincre de se faire vacciner ». Le président du syndicat Les Généralistes, le docteur Luc Duquesnel justifiait ainsi la mise en place de cette pratique fin juin sur France Inter : « On a atteint notre plafond de verre en faisant vacciner 60% de la population (…) Il y a toute une tranche de la population, pas forcément opposée à la vaccination, mais qui pour autant ne se sont pas fait vaccinés. Et ces gens là, il faut qu'on aille les chercher un par un ».

Sur demande d’Olivier Véran, la CNIL a accepté de transmettre les listes demandées, en l’assortissant de quelques conditions (transmission sécurisée et uniquement à la demande du médecin traitant, suppression de la liste par le médecin dès la fin de l’action de sensibilisation, sollicitations ayant pour objet d’informer et sensibiliser les patients et non tenter de les convaincre dès lors qu’ils indiquent ne pas souhaiter se faire vacciner). Des conditions finalement très peu drastiques, mais visiblement déjà gênantes pour le syndicat, qui les a qualifiées de « contraintes » dans sa communication.

Naturellement, la revendication d’un paiement par la sécurité sociale de ces appels téléphoniques — à 25 euros par coup de fil — amène donc à s’interroger sur la motivation profonde de cette volonté affichée par le...

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