france

Un an de cauchemar : libérés, mais pas délivrés Abonnés

Thèmes abordés

déconfinementFeuilletonun an de covidUn an aprèsEdouard Philippe

ÉPISODE 9

À l’occasion du premier anniversaire de la crise sanitaire, Bas les Masques vous propose un retour hebdomadaire sur les différentes étapes qui ont jalonné cette année cauchemardesque. Cette semaine, le neuvième épisode revient sur les réjouissances liées à un déconfinement qui, en réalité, ne serait pas la fin de la parenthèse que l’on pouvait espérer.

Un an de cauchemar : libérés, mais pas délivrés
Le 9 mai 2021

Le 7 mai 2020 a été la date que tout le monde attendait : après plusieurs semaines de privations, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait enfin les détails du plan de déconfinement « très progressif » qui allait se mettre en place à partir du lundi 11 mai, soit il y a maintenant une année, pratiquement jour pour jour. Si la date était déjà connue depuis un moment, les modalités et les détails pratiques restaient encore à préciser. Et si l’idée de sortir de cette interminable période de confinement avait de quoi réjouir, dans les faits, les choses n’étaient pas si simple.

Car, bien évidemment, la bureaucratie à l’œuvre avait décidé de déconfiner à deux vitesses, dessinant ainsi une carte de France dont tout le quart nord-est (et Mayotte) se sont retrouvés en rouge, quand le reste était en vert — les zones vertes donnant la possibilité de rouvrir les parcs et jardins, ainsi que les collèges. Mais la date du 11 mai ne devait pas être prise pour un « retour à la normale » ! Et la fin de l’autoattestation pour simplement sortir de chez soi ne signifiait pas le retour de la libre circulation : cette fois, la limite était de 100 km, au-delà il fallait se justifier d’un motif impérieux… Le cercle de l’assignation à résidence s’élargissait peut-être, mais le principe subsistait. Au moins pour quelque temps. Et en attendant une nouvelle étape de levée des restrictions, les lieux de convivialités que sont les bars et les restaurants devaient, pour leur part, rester fermés.

D’où, dès le 11 mai, les scènes d’apéro entre amis à Paris, sur les bords de Seine, les parcs et les pelouses. Alors que le confinement venait pourtant de se terminer, cela n’a pas empêché la Police, décidément très vigilante sur les...

Contenu disponible gratuitement

63 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter