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Un an de cauchemar : des sacs-poubelles pour les soignants Abonnés

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EPISODE 2
À l’occasion du premier anniversaire de la crise sanitaire, Bas les Masques vous propose un retour hebdomadaire sur les différentes étapes qui ont jalonné cette année cauchemardesque. Cette semaine, le deuxième épisode revient sur les terribles difficultés rencontrées par le personnel soignant.

Un an de cauchemar : des sacs-poubelles pour les soignants
Le 21 mars 2021

Ce week-end, une année après le début de la crise sanitaire, seize départements français replongent dans le confinement — certes avec des modalités différentes de l’année dernière — mais toujours pour la même raison : ne pas encombrer des hôpitaux aux réanimations saturées, et préserver au mieux un personnel soignant épuisé.

Ce même personnel qui, un an plus tôt, était envoyé sur « le front » d’une épidémie présentée comme une guerre, avec force mobilisation et grands discours martiaux. Néanmoins, un problème de taille allait rapidement s’imposer : on ne peut pas partir en « première ligne » sans le moindre moyen. Et pourtant, c’est bien ce qui s’est passé lors du pic épidémique de printemps. Alors que les soignants allaient être particulièrement sollicités durant ces longues semaines, ce sont toutes les pénuries — conséquence de la gestion catastrophique du système santé depuis plusieurs années — qui ont été subitement mises à jour, laissant voir au grand public l’état lamentable dans lequel se trouvaient les hôpitaux.

Partout en France, le manque de visibilité sur les stocks et leur renouvellement impose de rationner les équipements. Les exemples sont légion. À Creil, premier établissement à avoir reçu des malades au mois de février 2020, ce sont les dons des entreprises et même de certains particuliers qui ont compensé les manques. À Compiègne, les masques FFP2 indispensables pour les soignants en contact direct avec les malades ne sont pas en nombre suffisant pour tout le personnel. À l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, une part des masques FFP2 était périmée car provenant de stocks qui dataient des années 2000. À Angers, la direction du CHU a mobilisé des étudiants en médecine et en pharmacie pour faire fabriquer quelques milliers de masques « maison ». La situation est la même dans tout le reste du...

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