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Ultimatum avant la vaccination obligatoire : Macron, l’hubris et la déraison Abonnés

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coup d'état sanitaire

L’allocution d’Emmanuel Macron prononcée lundi soir annonce un changement de paradigme sanitaire. Malgré la multitude de questions légitimes que pose la vaccination de masse, c’est devenu le seul horizon de l’exécutif… Et pour cela, le chef de l’État semble prêt à presque tout.

Ultimatum avant la vaccination obligatoire : Macron, l’hubris et la déraison
Le 13 juillet 2021

« Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. » Cette phrase a été prononcée le 27 décembre dernier par Emmanuel Macron. La même personne, lundi soir, a présenté un tout autre visage. S’il fallait résumer le discours qu’a prononcé le président de la République, on pourrait proclamer ceci : hier, Emmanuel Macron a acté la fracture sanitaire de la société. Notre société archipelisée n’était déjà pas assez malade de ses innombrables divisions. Non, il a fallu en ajouter une autre : celle qui oppose les honnêtes gens vaccinés contre les citoyens de seconde zone, qui ne le sont pas.

Et les premiers concernés par cette fracture sont également ceux que l’on a applaudit tous les soirs au printemps dernier : l’ensemble du personnel des établissements de santé ou en contact avec des publics fragiles aura jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner, faute de quoi, ils ne pourront ni travailler ni être payés. Cela ne comprend pas seulement le personnel soignant, dont la vaccination obligatoire était sur la table depuis quelques semaines déjà. Il s’agira de toute personne soignante ou non soignante travaillant à l’hôpital, en clinique, en maison de retraite, en établissement pour personnes en situation de handicap, ainsi que de tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile. Ce qui pourrait concerner plus d’un million de personnes.

Pour l’instant, le chef de l’État ne souhaite pas imposer cette obligation à toute la population, mais il a bien pris le soin de laisser cette porte entrouverte : « En fonction de l’évolution de la situation, nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français. » Mais cela ne veut pas pour autant dire que le reste...

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