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Troubles menstruels et vaccins anti-Covid : nouvel angle mort de la pharmacovigilance ? Abonnés

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La dernière enquête de pharmacovigilance menée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) fait état de plusieurs cas de troubles menstruels survenus après l’injection des vaccins Pfizer et Moderna. Si, pour l’instant, rien n’est avéré, cela met en lumière un nouvel angle mort dans la prise en compte de la balance bénéfice/risque, au moment où ces deux vaccins sont accessibles dès 12 ans.

Troubles menstruels et vaccins anti-Covid : nouvel angle mort de la pharmacovigilance ?
Le 6 août 2021

« J’ai eu mes règles trois fois depuis (le vaccin) alors que je suis sous pilule » ; « J’ai mal comme si j’avais mes règles mais sans mes règles. Le vaccin ? » ; « Si c’est lié au vaccin j’espère de tout cœur que ce n’est que temporaire »… Sur les réseaux sociaux, les témoignages et les inquiétudes de femmes à propos de troubles de cycle menstruel post-vaccination foisonnent. Et cela surtout depuis que la vaccination est étendue aux classes d’âge plus jeunes et que ces dernières sont incitées à se vacciner. Officiellement, ces troubles ne sont pas formellement considérés comme des effets secondaires de la vaccination anti-covid. Mais ces témoignages et les remontées auprès des autorités sanitaires pourraient bien changer la donne. Dans son dernier rapport d’enquête de pharmacovigilance, l’ANSM a en effet décidé de classer comme « signal potentiel » des troubles menstruels survenus après l’injection des sérums Pfizer et Moderna.

En tout, l’autorité sanitaire française a reçu 265 cas remontés : 36 après Moderna et 229 après Pfizer. Plus précisément, il s’agit de règles particulièrement douloureuses ou plus abondantes, décalées par rapport aux cycles habituels, voire absentes dans certains cas. Dans son rapport publié vendredi dernier, l’ANSM détaille que « l’analyse de cas de troubles menstruels survenus après la vaccination avec Spikevax (vaccin de Moderna) a conduit le comité de suivi à considérer qu’il s’agit d’un signal potentiel qui concerne également Comirnaty (Pfizer), dont le profil est semblable », avant de préciser qu'un signalement à l'Agence européenne des médicaments (EMA) est prévu. Le rapport souligne enfin des effets « majoritairement non graves mais inattendus et survenant également chez des femmes ménopausées ».

Si, pour l’heure, aucun lien de causalité n’a pas été démontré, il ne serait pas si étonnant que le vaccin anti-Covid...

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