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Tous confinés, mais pas tous égaux devant le coronavirus Abonnés

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L’évolution de l’épidémie a démontré que nous ne sommes pas égaux face au Covid-19. Si certaines personnes ne développent pas le moindre symptôme, d’autres risquent en revanche de souffrir de formes sévères, voire fatales. Mieux protéger ces dernières pourrait constituer une piste intéressante pour sortir du confinement général et éviter ainsi la ruine du pays. Mais le gouvernement s’y refuse.

Tous confinés, mais pas tous égaux devant le coronavirus
Le 14 novembre 2020

Le SARS-CoV-2, virus fortement inégalitaire, ne concerne pas tous les individus de la même façon. Les facteurs liés à l’âge, au poids, à l’état de santé général ou même au groupe sanguin ont une réelle influence sur la façon donc chacun réagit à l’infection. Et permettent donc de dresser un tableau sur la réalité de la situation.

L’âge, un facteur déterminant

Depuis le début de l’épidémie, entre les mois de mars et de novembre, la répartition des décès est sans appel : 91% des morts du Covid-19 ont plus de 65 ans, et les plus de 75 ans sont particulièrement touchés, avec 76% du total des décès sur la période. Comme pour la grippe, l’âge est un facteur de risque prééminent. L’explication la plus probable est le phénomène d’immunosénescence, c’est à dire un vieillissement du système immunitaire qui le rend moins réactif aux alertes, laissant ainsi le temps au virus d’opérer sa démultiplication dans l’organisme du sujet infecté. Ce qui posera par ailleurs la question de l’efficacité d’un vaccin dans la protection des personnes âgées.

Les sujets obèses particulièrement exposés

Une étude menée par le CHRU de Lille a démontré que près de la moitié des patients entrant en réanimation sont en situation d’obésité. En cause, la perturbation du métabolisme occasionné par la quantité de graisse dans le corps qui entraîne des effets dévastateurs, notamment une élévation du taux d’insuline dans le sang, mais aussi une augmentation des cytokines. Ces dernières étant des agents du système immunitaire visant à combattre les infections, leur augmentation brutale est à l’origine du phénomène appelé « orage cytokinique », c’est à dire une réaction d’emballement du système immunitaire qui se retourne contre le malade, en attaquant les molécules propres à l’organisme. Sans oublier que les tissus graisseux entourant les poumons peuvent aussi influencer la...

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