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Statue de Saint-Michel : la volonté populaire contre l’État Abonnés

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Contre la volonté de la mairie et des habitants, la cour d’appel de Nantes avait validé ce vendredi 16 septembre le déboulonnage de la statue de Saint-Michel aux Sables-d’Olonne (Vendée). Mais les défenseurs de l’édifice ne l’entendent pas de cette oreille.

Statue de Saint-Michel : la volonté populaire contre l’État
Le 20 septembre 2022

Plus qu’un symbole, c’est un message de détermination qu’ont voulu envoyer les quelques manifestants — 150 à 200 d’après Ouest-France — réunis ce dimanche autour de la statue de Saint-Michel terrassant le dragon aux Sables-d’Olonne. À l’issue des discours du référent Reconquête ! Vendée Éric Mauvoisin et d’un représentant de l’association « Touche pas à ma statue », sur le parvis de l’église Saint-Michel, un manifestant muni d’un casque et d’un poste à souder s’est employé à fixer la statue à son socle.

La raison : celle-ci est menacée de déboulonnage depuis une décision administrative rendue deux jours auparavant. Confirmant une précédente décision datant du 16 décembre 2021, la cour administrative d’appel de Nantes a effectivement jugé que la statue de l’archange Saint-Michel était « contraire à la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État ». Après avoir « constaté que le personnage de saint Michel, chef de la milice céleste des anges du Bien, fait partie de l’iconographie chrétienne et présente de ce fait un caractère religieux », le juge administratif a considéré que « la statue de l’archange Saint-Michel, installée en octobre 2018 sur une place publique de la commune des Sables-d’Olonne, est un emblème religieux ». En rejetant les arguments de la municipalité selon lesquels cette statue revêt « un caractère culturel, historique, traditionnel, artistique et festif », la juridiction administrative a ainsi donné raison à l’association militante utraconfidentielle « La libre pensée », qui avait demandé que la statue soit déplacée hors de l’espace public. Sous couvert de défense de la laïcité et de vouloir « développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance » (sic.), l’association se passionne pour l’attaque permanente du patrimoine français.

Le juge contre la volonté de 95% des habitants

Pourtant, la mairie était loin d’être la seule à être opposée à la suppression de la statue du...

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