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Sondages : fini l'effet « chef de guerre » pour Emmanuel Macron ? Abonnés

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Après qu’Emmanuel Macron a franchi la barre des 30% ces dernières semaines, les sondages semblent reprendre leur structure d’avant crise ukrainienne. Une tendance qui s’explique par l’essoufflement de la posture de gestionnaire de crise de l’actuel locataire de l’Élysée.

Sondages : fini l'effet « chef de guerre » pour Emmanuel Macron ?
Le 22 mars 2022

Après les appels à répétition avec Vladimir Poutine et les séances photo en situation de crise, l’effet « chef de guerre » aura été de courte durée pour Emmanuel Macron. Donné à environ 25% d’intentions de vote depuis des mois, le candidat à sa réélection avait bondi dans les sondages à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février dernier. Il avait franchi la barre des 30% dans la plupart des sondages, atteignant même 33,5% le 8 mars dernier dans un sondage Elabe pour BFM TV et L’Express. Or, le même institut le donnait ce lundi à 27,5%, soit une baisse de 6 points en moins de deux semaines. Pour le baromètre OpinionWay pour Les Echos et Radio classique, la chute est beaucoup moins vertigineuse puisqu’Emmanuel Macron passe de 30 à 29% sur la même période. Selon le sondage « rolling » Ifop-Fiducial du lundi 21 mars, il est à 28 %, soit 3 points de moins sur une semaine.

S’il reste en tête dans tous les sondages, le président-candidat paie sa baisse principalement au profit de Marine Le Pen (18-20%) et Jean-Luc Mélenchon (13-15%), qui profitent également d’un recul d’Éric Zemmour, passé sous les 10% dans le baromètre Opinionway ce lundi. Une évolution principalement due à l’actualité, à en croire une lecture plus fine des sondages, notamment en ce qui concerne les enjeux de prédilection pour les électeurs.

Le pouvoir d’achat remplace la guerre en Ukraine 

En effet, si pour les candidats les plus marqués idéologiquement, les thèmes de présilection ne surprennent pas (l’environnement pour les verts, le pouvoir d’achat pour Mélenchon, Roussel et Le Pen et l’immigration et l’identité pour le RN et le candidat de Reconquête !), l’électorat centriste — surtout celui d’Emmanuel Macron — est beaucoup plus changeant. L’enquête Ipsos - Sopra Steria pour Le Monde pose...

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