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Russie-Ukraine : entre propagande de guerre et désinformation Abonnés

L’information est un élément primordial des conflits, et la Russie a acquis une certaine expertise en la matière allant jusqu’à créer de toute pièces de faux intervenants médiatiques grâce à l’intelligence artificielle pour déstabiliser le pouvoir de Kiev. Mais celui-ci n’est pas exempt de tout reproche, comme le montre la désinformation sur les morts ukrainiens de l’Ile des Serpents, reprise ces derniers jours sans vérification par les médias occidentaux.

Russie-Ukraine : entre propagande de guerre et désinformation
Le 1er mars 2022

Alors que l’Europe est en pleine dérive anti-démocratique avec les censures de RT France et Sputnik, médias certes liés à la Russie mais employant des journalistes Français et tentant d’apporter des éclairages différents dans un paysage médiatique assez monolithique (on se souviendra de leur traitement objectif des Gilets Jaunes), les « véritables » actions de désinformation russes passent, elles, quasiment inaperçues. En effet, ce week-end, Facebook et Twitter ont indiqué avoir supprimé deux « opérations d'influence secrètes » anti-ukrainiennes en provenance de Russie et de Biélorussie au travers des sites News Front et South Front, dont l'une d’elle consistait en une campagne de propagande qui est allé jusqu’à utiliser des visages générés par intelligence artificielle (comme ce que propose le site thispersondoesnotexist.com) afin de renforcer la crédibilité de faux chroniqueurs sur plusieurs plateformes, notamment Instagram. Et même si ce n’est pas la première fois que la Russie utilise ce type de stratégie, les avancées techniques sont cette fois suffisamment importantes pour arriver à créer de toute pièces des personnes qui n’existent tout simplement pas, ce qui n’a pas manqué d’être remarqué du côté des États-Unis.

D’après Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de sécurité de Meta (le nouveau nom du groupe Facebook), la campagne de propagande russe a pu « semer des histoires sur Internet selon lesquelles l'Ukraine ne va pas bien » en « se faisant passer pour des journalistes basés à Kiev ». Allant ainsi jusqu’à créer à ces journalistes virtuels des profils sur Vkontakte, le concurrent russe de Facebook. Si ces campagnes, toujours d’après Nathaniel Gleicher, n’ont pas été aussi efficaces que prévu, elle illustrent bien la stratégie russe visant à tenter d’affaiblir la confiance de la population dans le pouvoir ukrainien. Depuis, Facebook indique avoir supprimé une quarantaine de profils liés à cette opération, et affirme que les profils n'étaient qu'une petite...

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