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Royaume-Uni : le grotesque coup de frein au déconfinement Abonnés

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Préoccupé par le variant indien, le gouvernement anglais a décidé d’attendre quatre semaines de plus avant de lever les dernières restrictions. Mais dans les faits, ce baroud d’honneur des alarmistes britanniques n’a pas beaucoup de sens.

Royaume-Uni : le grotesque coup de frein au déconfinement
Le 16 juin 2021

Le « Freedom day » promis par Boris Johnson n’aura pas lieu le 21 juin. À cette date, les dernières mesures de « distanciation sociale » devaient être levées, les salles de spectacle se remplir à pleine jauge, les mariages et les rassemblements se tenir sans limites, les pubs assurer le service au bar et les discothèques rouvrir. Mais le 14 juin, le premier ministre britannique a décidé de maintenir ces privations de libertés jusqu’au 19 juillet en brandissant la menace du variant indien — ou variant « Delta » selon la nomenclature politiquement correcte de l’OMS. Plus contagieux que le variant britannique, il représenterait environ 75% des contaminations outre-Manche.

Le jour même, plusieurs centaines de Britanniques ont protesté devant le 10 Downing Street aux cris de « Shame on you ! », signe d’une exaspération de plus en plus forte contre cet entêtement des dirigeants à maintenir des restrictions dont l’impact sur l’épidémie peine à se percevoir.

Pourtant, le Royaume-Uni était cité en exemple ces derniers mois comme le modèle européen en matière de course à la vaccination. Plus de 41,5 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin et 56,6 % des adultes ont été doublement piqués. Or, la montée du nombre de cas a débuté récemment, le 25 mai. À cette date, le pays enregistrait environ 2 400 tests positifs contre 7 500 le 15 juin. En comparaison, la France est désormais passée sous la barre des 4 000 cas quotidiens avec 21% de vaccinations complètes. De quoi donner à réfléchir à ceux qui rabâchent sans cesse que la vaccination généralisée est la seule porte de sortie car en réalité, une étude du Public Health England (PHE) menée entre le 5 avril et le 16 mai — soit avant la recrudescence du nombre de...

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