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Répression, drones, Covid-19 : Lallement ne manquera à personne Abonnés

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Le 20 juillet prochain, le préfet de police de Paris devrait vraisemblablement quitter son poste, après trois années au service de la macronie, rythmées par des scandales à répétition. 

Répression, drones, Covid-19 : Lallement ne manquera à personne
Le 12 juillet 2022

C’est désormais officiel, Didier Lallement fera bientôt ses adieux à l’Île de la Cité. Celui qui avait remplacé Michel Delpuech en mars 2019 — limogé pour avoir été jugé trop peu répressif à l’égard des Gilets jaunes — devrait quitter son poste à l’issue du conseil des ministres le 20 juillet prochain, d’après les informations du Monde, confirmées par franceinfo. Un départ officiellement lié au fait qu’il a atteint, en août dernier, la limite d'âge de 65 ans dans le corps préfectoral. Mais il faut dire qu’au regard des scandales qui ont ponctué son mandat, si celui-ci avait perduré encore un an, comme c’était initialement prévu par dérogation, le climat social effervescent auquel on s’attend pour les mois à venir aurait fait des étincelles.

« Nous ne sommes pas du même camp, madame »

Débauché à la hâte de la préfecture de la Nouvelle-Aquitaine « pour une reprise en main musclée de la préfecture de police » de Paris, d’après les confidences d’un préfet à Libération, Didier Lallement n’a pas déçu ses recruteurs. À commencer par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui attendait de lui qu’il applique la fameuse stratégie « de mobilité et d'interpellations », élaborée après les violents heurts du 1er décembre. Pour ce faire, Didier Lallement avait ainsi pris soin de balayer la note du directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, qui appelait à un usage modéré des lanceurs de balles de défense (LBD 40). Avec en guise de bilan, deux mains arrachées et plusieurs manifestants sérieusement blessés par des tirs de LBD 40 en deux mois à Bordeaux, ses nouveaux collègues parisiens ont vite compris que la modération n’était pas dans ses habitudes. Fin avril 2019, un rapport de l'Observatoire girondin des libertés publiques (qui regroupe différentes associations), avait qualifié de « politique d'intimidation »...

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