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Reconfinement : l’acharnement de l’AP-HP fait polémique Abonnés

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À grand renfort de tribunes, de nombreux médecins franciliens sont revenus à la charge pour exiger un nouveau confinement strict. Cet alarmisme à tout craindre, davantage porté par l’émotionnel que le débat épidémiologique, commence à être dénoncé par de nombreux praticiens.

Reconfinement : l’acharnement de l’AP-HP fait polémique
Le 31 mars 2021

Après le Journal du dimanche, c’est au tour du journal Le Monde de se faire le relais des enfermistes. Et, surprise, ce sont toujours les mêmes ! Cette fois-ci, ils ne sont pas 41 mais 9 médecins, également membres de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à réclamer un nouveau confinement dur, sans se poser une seule fois la question de l’efficacité d’une telle mesure, ni de ses conséquences. Parue le même jour que la tribune du JDD, celle du Monde a eu moins d’écho, mais elle est tout de même le signe d’une surenchère des médecins et directeurs de service de l’AP-HP, prêts à tout pour mobiliser l’appareil médiatique afin d’exiger la mise sous cloche de la population. Ils peuvent notamment compter sur Libération pour faire pression sur le gouvernement. Le quotidien titrait sa une de ce mardi 30 mars en s’adressant à Emmanuel Macron : « Il attend quoi ? ». On appréciera la finesse.

Et pour défendre leur position, tous les arguments sont bons : après la comparaison douteuse entre la situation épidémique et les attentats du 13 novembre 2015 dans la première tribune, le texte paru dans Le Monde joue le jeu du chantage des morts sur la conscience : « En imposant aux soignants de décider quel patient doit vivre, le gouvernement se déresponsabilise de façon hypocrite », lancent les médecins en agitant également le spectre du tri des malades. Au diable le débat rationnel, place aux accusations en responsabilité.

« Faire pression sur les pouvoirs publics »

Pourtant, cet alarmisme ne fait pas l’unanimité parmi les professionnels. Première fronde tonitruante : celle de la Fédération hospitalière d’Île-de-France, qui représente les 130 hôpitaux publics (hors AP-HP) de la région. Dans un communiqué, la FHF régionale regrette « l’expression publique choisie,...

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