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Programme de Macron : un bulldozer anti-social Abonnés

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MacronEmmanuel MacronPrésidentielle 2022

Le candidat Emmanuel Macron a dévoilé les grandes lignes de son programme en vue des présidentielles, en proposant des mesures particulièrement violentes pour les plus modestes.

Programme de Macron : un bulldozer anti-social
Le 17 mars 2022

Objectif plein emploi ? C’est en tout cas ce que tente de faire croire Emmanuel Macron, qui avait déjà promis « zéro SDF » il y a cinq ans, avec les résultats qu’on connait aujourd’hui. L’objectif plein emploi, donc, il le juge « atteignable », « réaliste » ou « volontariste », et n’est rien d’autre que ce « qui consiste à faire, dans les 5 ans qui viennent, ce que nous avons fait dans les 5 ans qui viennent de s’écouler ». Le doute est donc permis…

Dans cet exercice de récitation d’éléments de langage technocratiques (préparés par McKinsey ?), Macron affirme vouloir « simplifier et déconcentrer le dialogue social », « adapter » l’assurance chômage aux soubresauts économiques et défend ici un « système simple » qui durcit les règles quand la « conjoncture s’améliore » ou « protège mieux » quand la « conjoncture se dégrade ». En affirmant, toute honte bue : « ce que nous avons fait », avec le quoiqu’il en coûte. Sauf qu’il suffisait de ne pas boucler le pays pour l’éviter. Bref.

Toujours en pleine démonstration de communication superficielle, Macron annonce vouloir transformer « Pôle emploi » en « France Travail », évoquant un « changement profond ». « L’idée (...) c’est de réussir à l’échelle d’un territoire de mettre en commun tous les savoir-faire et les compétences, celles de Pôle emploi, celles de nos régions, de nos départements, des communes, des missions locales », explique-t-il fièrement. Dans la pratique, « un lieu » ou un « guichet unique » regrouperait ceux qui accompagnent le retour à l’activité, des bilans de compétences à la formation. Cette réforme est, d’après lui, un « élément clef » pour gagner en efficacité et atteindre le plein emploi promis. Des promesses qui n’engagent évidemment que ceux qui y croient.

En revanche, s’il y en a qui vont avoir du travail, ce sont bien les allocataires du RSA. Pour le président-candidat, qui estime que les devoirs passent avant les droits,...

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