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Pour Stéphane Bancel, PDG de Moderna, des variants "plus compliqués que le Delta" sont à prévoir Abonnés

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Dans un entretien accordé au Point, le PDG français de Moderna, Stéphane Bancel, a estimé que le virus « ne disparaîtra pas de la planète » et se lance des des prévisions apocalyptiques pour inciter à une vaccination massive et régulière de la population.

Pour Stéphane Bancel, PDG de Moderna, des variants "plus compliqués que le Delta" sont à prévoir
Le 5 juillet 2021

Encore peu connu du grand public il y a un peu plus d’un an, Stéphane Bancel est désormais l’un des personnages les plus en vue depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Et pour cause, il est à la tête du laboratoire pharmaceutique Moderna, dont le vaccin à ARN messager est, après le célèbre vaccin de Pfizer, le deuxième plus utilisé sur la planète. Ce qui a permis à ce français de 48 ans, qui détient 9% des parts de Moderna, de faire récemment son entrée directement à la 23è place du classement Forbes des milliardaires français, avec une fortune estimée à 3,5 milliards d’euros.

Et si la pandémie aura permis à Moderna une incroyable croissance économique (après une introduction en bourse de plus d’un milliard de dollars en mai 2020, la capitalisation boursière de l’entreprise est passée de près de 23 milliards de dollars en juin 2020 à plus de 35 milliards en novembre), son appétit ne s’arrête pas là. Stéphane Bancel a maintenant l’ambition de développer Moderna en France, d’abord par la création d’une filiale commerciale, et ensuite par le projet d’y monter un site industriel : « Le projet qu’on a en tête est la création d’un site comparable à celui de Boston, c’est-à-dire qui s’appuierait sur un investissement de 150 millions d’euros, avec à la clé la création de 500 emplois directs (…) La seule chose qui importe pour nous, ce sont des contrats du gouvernement sur les vaccins qu’on produirait dans cette usine française, si ces vaccins étaient approuvés par l’Agence européenne du médicament ».Bien entendu, en cas d’approbation, la France s’engagerait à acheter les produits fabriqués, qui ne seraient autre que diverses sortes de vaccins, contre la grippe, le cytomégalovirus et, bien évidemment, des rappels de vaccin contre le Covid-19. Stéphane Bancel précise...

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