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Omicron : pourquoi rien ne justifie l'alarmisme actuel ? Abonnés

Alors que les médias parlent de « déferlante omicron » depuis quelques jours, le gouvernement annonce que le projet de loi instaurant un pass vaccinal allait être accéléré afin d’être présenté aux parlementaires le 3 janvier. Une nouvelle fuite en avant qui parait contestable au regard des données que l’on connaît jusqu’à présent, notamment en ce qui concerne certains exemples étrangers très parlants.

Omicron : pourquoi rien ne justifie l'alarmisme actuel ?
Le 21 décembre 2021

Cela fait bientôt un mois que ce variant est devenu l’obsession de bon nombres de gouvernement européens : le premier cas d’omicron a été déclaré par l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles le 24 novembre dernier à partir d’échantillons prélevés à la mi-novembre et, depuis, c’est une course folle aux nouvelles restrictions qui s’est engagée, allant d’un nouveau confinement pour les hollandais à la fermeture de certains commerces au Danemark, en passant par la très probable mise en place d’un « pass vaccinal » en France pour remplacer le pass sanitaire. Sans que le gouvernement ne s’interdise d’éventuelles restrictions supplémentaires comme l’a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce mardi 21 décembre, si « la situation l’exige ».

L’argument principal du ministre de la Santé Olivier Véran est qu’omicron fait considérablement augmenter le nombre de « cas », devenu une nouvelle fois le critère déterminant de l’appréhension de l’épidémie, au lieu d’être — comme c’était le cas au début de la crise — la mortalité d’un côté et la surcharge hospitalière de l’autre. Lorsque l’on observe la situation dans le pays d’origine de ce variant, l’Afrique du Sud, on constate en effet une très nette augmentation des cas, sans que la courbe de la mortalité n’en soit impactée, et alors que la population n’est vaccinée que pour environ 25%.


Source : covid-factuel.fr / Our World in Data


Un autre exemple qui mérite que l’on s’y arrête est celui du Royaume-Uni. Alors que les réglementations sanitaires fluctuent au gré des difficultés politiques de Boris Johnson, on constate depuis l’apparition du variant omicron sur le sol britannique une décorrélation flagrante entre les nouveaux « cas » recensés, qui augmentent en flèche, et la courbe de la mortalité qui diminue de jour en jour.

Source : covid-factuel.fr / Our World in Data


Un peu plus au nord, au Danemark, le variant omicron est désormais...

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