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Masque en extérieur : les préfectures (retro) pédalent dans la semoule Abonnés

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Alors que l’inutilité du masque en extérieur n’est plus à prouver, certaines préfectures ont décidé de ne plus l’exiger. Mais elles ont finalement fait marche arrière, cédant à la pression d’un exécutif obstiné à maintenir cette restriction, qui tient davantage du totem que de la mesure de santé publique.

Masque en extérieur : les préfectures (retro) pédalent dans la semoule
Le 20 mai 2021

Malgré l’ouverture en grande pompe des terrasses ce mercredi, le gouvernement ne semble pas décidé à laisser les Français revivre normalement. Interrogé par BFM TV sur la levée de l’obligation du port du masque en extérieur, Olivier Véran a estimé lundi qu’« on n'en est pas encore là en France. » Et de reprendre : « On y arrivera bientôt ». Certaines préfectures ont alors décidé de prendre de l’avance sur le ministre de la Santé. La veille de la première étape du déconfinement, la préfecture de la Seine-et-Marne a annoncé dans l’après-midi que la mesure serait levée ce 19 mai. Les préfets de la Creuse ou de l’Ardèche ont également annoncé un allègement de cette obligation.

Un cafouillage dans les règles

Mais c’était sans compter sur une réaction immédiate de l’exécutif. En concertation avec le ministre de la Santé, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir « demandé aux préfets de retirer leurs autorisations. Ce moment viendra, il n'est pas encore venu. » Ni une ni deux, les préfectures ont toutes fait machine arrière. Sur le coup de 18 heures, la préfecture de Seine-et-Marne a supprimé l’arrêté en annonçant que le port du masque resterait bien obligatoire jusqu’à la fin du mois de mai. Interrogé par France Bleu Paris, le préfet Thierry Couderc a invoqué une « erreur purement matérielle et technique »

Même rétropédalage en Ardèche, ou encore dans la Creuse, où la préfecture a tenté de se justifier maladroitement en expliquant que « les aménagements annoncés par la préfète de la Creuse sont différés dans l’attente d’une harmonisation nationale ». Autrement dit, ce n’est pas la préfecture qui décide, mais bien le ministère. Pour un gouvernement qui prétendait « territorialiser » les mesures, aucune latitude n'est laissée aux préfets. Ces derniers ont d'ailleurs...

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