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"Mal traités" : le documentaire qui pose les bonnes questions Abonnés

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Conflits d’intérêts, guerre des remèdes, décisions scandaleuses… Le documentaire retrace le désastre du traitement du Covid-19, sans tomber dans les mêmes travers qu’Hold-up.

"Mal traités" : le documentaire qui pose les bonnes questions
Le 20 décembre 2020

Beaucoup espéraient y voir un nouveau Hold-up qui, malgré des éléments intéressants, entachait sa crédibilité de beaucoup de travers. Mais ici, il n’en est rien. Les détracteurs du documentaire Mal traités disponible en ligne depuis le 7 décembre, auront du mal à intenter l’habituel procès en complotisme, désormais devenu réflexe pavlovien. Avec déjà plus de 500 000 vues, le documentaire a été partagé par de nombreuses personnes, dont le sociologue Laurent Mucchielli, qui analyse fréquemment la crise pour Bas les Masques. Le film réalisé par Alexandre Chavouet retrace sur 1h27 les différentes controverses sur les comportements scandaleux des autorités à propos des traitements anti-Covid.

La première moitié du documentaire est la plus intéressante. Elle rappelle que dès le début de l’épidémie, certains généralistes ont décidé de soigner selon leur intuition et leur expérience de médecin. On peut notamment y voir le célèbre professeur Christian Perronne, le docteur JeanJacques Erbstein, auteur d’un pamphlet sur la gestion du traitement du Covid, ou encore le médecin généraliste Éric Menat. Chacun raconte la manière dont ils ont vécu la réaction des autorités. « On a conseillé aux malades de ne pas aller voir leur médecin » déplore notamment le docteur Éric Menat.

Des études interrompues sans raison

Le professeur Didier Raoult rentre malgré lui dans la bataille médiatique, armé de sa bi-thérapie hydroxychloroquine / azithromycine. Une fois la molécule sur la table, le système s’emballe. Janvier 2020 : La ministre de la Santé Agnès Buzyn ordonne sans aucune explication que l’hydroxychloroquine soit désormais soumise à une prescription médicale. Le 27 mars, Olivier Véran va encore plus loin en interdisant aux médecins de ville de prescrire la molécule, en se basant sur un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un avis incompréhensible puisqu’en 2009, ce même organisme avait renouvelé l’autorisation de mise...

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