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Liberté ou efficacité ? La France a renoncé aux deux Abonnés

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Le recul global des libertés observé par l’indice annuel du groupe The Economist n’épargne pas la France, reléguée au rang de « démocratie défaillante », alors qu’une étude de l’épidémiologiste John Ioannidis démontre l’inutilité du confinement. Un constat d’autant plus désolant lorsque ce recul des libertés ne rime pas avec efficacité.

Liberté ou efficacité ? La France a renoncé aux deux
Le 7 février 2021

La cuvée 2020 de l’index de la démocratie, établi par le groupe britannique The Economist, a une signification particulière après cette année d'épidémie. L’affolement général provoqué par la pandémie de Covid-19 a été suivi de son lot de restrictions, faisant ainsi reculer les libertés démocratiques et individuelles dans 70% des pays du globe. Basé sur plusieurs critères (processus électoral et pluralisme, libertés civiques, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique), l’indice moyen atteint 5,37 points sur 10. Soit la « pire moyenne mondiale depuis la création de l’indice en 2006 », commentent les auteurs de l’étude.

La France retrouve ses travers

Sur le podium, on retrouve sans surprise trois pays scandinaves : la Norvège, l'Islande et la Suède. La France arrive à la 24ème place sur 167 pays. Elle perd ainsi son statut de « démocratie à part entière » pour être relégué à celui de « démocratie défaillante », avec un indice de démocratie s’élevant à 7,99 sur 10, contre 8,12 l’année dernière. Pour les chercheurs du groupe britannique, la France a perdu des points en raison des « restrictions de la liberté de déplacement » au travers de « plusieurs confinements et des couvre-feux nationaux ».

La situation française est loin d’être une première. Si son indice dépassait les 8 points en 2019, elle était déjà considérée comme une « démocratie défaillante » de 2015 à 2018. En réalité, le pays est retombé dans ses anciens travers, que la crise a simplement amplifié. Les états d’urgence sanitaire successifs, l’affaiblissement du rôle du Parlement et la proéminence d’un Conseil scientifique au fonctionnement opaque, ont retiré aux Français le peu d’emprise qu’il leur restait sur leurs vies. La politique, censée s’occuper de l’intégralité des pans de la vie en société, s’est vue remplacée par une gestion de...

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