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L’hécatombe des cancers non diagnostiqués en 2020 Abonnés

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Après un an de crise du Covid-19, la journée mondiale contre le cancer est l’occasion de dresser un bilan. Avec un recul de 23% des diagnostics, causé par des restrictions sanitaires disproportionnées, la situation est alarmante.

L’hécatombe des cancers non diagnostiqués en 2020
Le 4 février 2021

Première cause de mortalité chez l’homme, deuxième chez la femme, le cancer provoque chaque année le décès d’environ 157 000 personnes. Un chiffre qui risque d’augmenter drastiquement dans les prochaines années, principalement à cause des mesures sanitaires, qui ont totalement éclipsé cette maladie. Axel Kahn, le président de la Ligue contre le cancer a pointé les conséquences considérables de la gestion de la crise sanitaire, qui a provoqué un recul de 23% des diagnostics de cancers en 2020. Ce qui représente environ 100 000 cancers non détectés. Ce constat est d’autant plus dramatique que le mandarin des plateaux télé qui le porte, réclamait à l’envie, toujours plus de restrictions. Drôle de cohérence…

Bombe à retardement

Les positions d’Axel Kahn sur le confinement sont d’autant plus incompréhensibles que ce dernier rappelle que la détection d’un cancer au plus tôt est essentielle si l’on veut donner les meilleurs chances au patient de guérir : « il y a des milliers de malades atteints de cancer qui mourront dans les cinq ans de leur cancer parce que, en effet, leur maladie n'a pas été détectée et traitée de manière optimale durant cette période. » Cette bombe à retardement a en réalité déjà commencé à faire des dégâts. Selon la fédération Unicancer, la surmortalité liée à la pandémie, chez les patients atteints de cancers, pourrait dépasser 6.000 cas. Pour les experts de cet organisme, qui réunit les 18 centres français de lutte contre le cancer (CLCC), cette hypothèse est même probablement trop optimiste. Car la baisse des nouveaux diagnostics a été majeure au cours des premiers mois de 2020. Or, les conséquences de ce phénomène ne seront connues qu’à long terme.

Une situation alarmante évoquée dès la fin de l’année dernière par le professeur Jean-François Toussaint sur Bas les masques, qui s’alarmait non...

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