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Le retour du Covid, prétexte idéal pour discréditer l’Assemblée nationale ? Abonnés

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Après une nouvelle offensive des médecins de plateaux pour tenter de relancer l’alarmisme autour du Covid, le gouvernement va étudier un projet de loi de prolongation de l’état d’urgence sanitaire dans un contexte politique défavorable à la majorité. Faut-il craindre une instrumentalisation de la situation par l’exécutif afin de présenter la nouvelle Assemblée comme incapable de « protéger les Français » ?

Le retour du Covid, prétexte idéal pour discréditer l’Assemblée nationale ?
Le 27 juin 2022

Une fois passée la séquence électorale qui a en grande partie éclipsé une crise sanitaire qu’on croyait loin derrière nous, les médecins de plateau ont fait leur grand retour la semaine dernière, forts d’une « remontée des cas » de Covid-19 liée aux variants BA.4 et BA.5. Après l’inénarrable Gilles Pialoux qui en a appelé « à la responsabilité collective de chacun » contre la « 7ème vague », c’est désormais Patrick Pelloux qui fait le tour des studios télé depuis ce week-end pour appeler à « rendre le port du masque obligatoire dans les transports ». Rien de nouveau sous le soleil du côté des alarmistes qui profitent de chaque frémissement des courbes pour revenir sur le devant de la scène, frémissements d’ailleurs simplement dûs à la « testomanie » (selon les termes de Laurent Toubiana) sévissant encore dans le pays et mais sans refléter une situation sanitaire préoccupante.

Le problème est que, dans le même temps, la loi encadrant l’état d’urgence sanitaire et les mesures exceptionnelles comme le pass sanitaire arrive à échéance le 31 juillet prochain, date après laquelle le gouvernement ne disposerait plus de la possibilité d’avoir recours à ses outils de contrôle — voire de freinage — de l’épidémie « au cas où ». Inquiet de cette échéance, le gouvernement devait présenter en Conseil des ministres mardi dernier un texte prévoyant de prolonger cette échéance, comme l’avait annoncé son porte-parole Olivia Grégoire, le 8 juin dernier. Las, la déroute du parti présidentiel aux élections législatives des 12 et 19 juin et la composition de la nouvelle Assemblée nationale qui prive l’exécutif d’une majorité absolue, en aura décidé autrement. Et le Conseil des ministres prévu initialement le 21 juin a été repoussé d’une semaine, pour normalement se tenir le mercredi 29 juin. Néanmoins, le texte prévu par le gouvernement apparaît comme allégé par rapport aux mesures précédemment en vigueur. Comme l’a...

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