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Le pass vaccinal « pourrait revenir » après le 31 juillet Abonnés

Gilles Pialoux a évoqué la possibilité que ce pass vaccinal ne disparaisse que « momentanément ». Suscitant ainsi de vives inquiétudes quant à la pérennité de ce dispositif, dont la suppression est pourtant légalement prévue au 31 juillet 2022.

Le pass vaccinal « pourrait revenir » après le 31 juillet
Le 18 février 2022

Alors que Gabriel Attal et Olivier Véran évoquaient en début de semaine des « raisons d’espérer » une levée du pass vaccinal dans quelques semaines, le médiatique Gilles Pialoux, alarmiste de la première heure, a refroidi l’ambiance mercredi 16 février avec une déclaration qui n’est pas passée inaperçue : « Il ne faut pas oublier que le passe vaccinal n'est pas pour remplacer le masque, pas pour remplacer des mesures barrières, c'est pour avoir une incitation très forte, contrainte, à la vaccination et au rappel. Ça a bien marché (...) puis il y a eu un effet d'effritement, qui fait qu'inévitablement le passe vaccinal va disparaître, ou en tout cas va disparaître, momentanément. »

À ceux qui s’inquiètent d’un maintien permanent du pass vaccinal, ses partisans rétorquent que la loi permettant d’utiliser ce dispositif est en place jusqu’au 31 juillet prochain, date à partir de laquelle cet outil va disparaître des outils juridiques à disposition. Ce qui est vrai… pour le moment. En effet, comme l’indique le professeur de droit public Serge Slama, interrogé à ce sujet par Le Figaro, il est possible qu’une loi dite « sanitaire » fonctionnant sur les mêmes principes que les lois anti-terroristes vienne inscrire « dans le code de santé publique des dispositions pérennes de lutte contre les crises sanitaires avec sûrement des possibilités de dispositifs de type passe sanitaire. »

Ce qui pourrait même se produire assez rapidement après une éventuelle réélection d’Emmanuel Macron, « selon toute vraisemblance, après les législatives » précise Serge Slama. Un cas de figure angoissant, selon lequel le passe vaccinal sera temporairement levé mais pourra donc « revenir à la prochaine crise sanitaire sous une forme ou sous une autre ». Les élections présidentielles seront, à ce titre, décisives pour nos libertés et notre modèle de société.

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