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Être envoyé en prison par une intelligence artificielle, c’est bientôt possible en Chine ! Abonnés

Le parquet du district de Pudong, à Shangaï, teste actuellement une intelligence artificielle (IA) capable d’apporter des éléments à charge contre un prévenu et proposer des peines. Un système qui, dans un futur proche, pourrait bien se substituer aux procureurs. En France, l'IA en matière de justice est déjà à l'essai.

Être envoyé en prison par une intelligence artificielle, c’est bientôt possible en Chine !
Le 29 décembre 2021

Une intelligence artificielle (IA) capable d’identifier des crimes, porter plainte et même effectuer des propositions de peines à l’encontre des accusés ? Ce qui ressemble à un scénario de science-fiction est actuellement à l’essai dans le quartier de Pudong à Shangaï, siège du plus grand bureau de procureurs de Chine, selon les informations rapportées par le South China Morning Post.

Les chercheurs qui ont mis au point cette intelligence artificielle affirment que celle-ci est capable d’apporter des éléments d’accusation avec 97% de précision à l’égard d’un suspect, en s’appuyant seulement sur la description de l’affaire. Cette IA repose sur un système déjà existant et employé par les procureurs chinois pour les aider à évaluer des preuves et à déterminer le degré de dangerosité d’un criminel présumé pour la société, mais sans participer d’une quelconque façon au processus de décision dans le cadre de l’accusation et dans la réquisition des peine. Un outil qui peut paraître surprenant, mais qui est déjà expérimenté dans des pays anglo-saxons ainsi qu'en France. Des startups spécialisées ont déjà créé des logiciels pour accompagner les magistrats et avocats dans leur travail grâce à des algorithmes supposés aider à la prise de décision, par exemple en assistant un juge lors de l’instruction d’un dossier en l’informant des jugements rendus par les tribunaux dans des affaires semblables. En somme, l'IA permet une recherche d'information efficace, mais sans se substituer à la prise de décision humaine.

Désormais, l’IA chinoise compte aller plus loin : celle-ci serait en effet capable de trier les informations afin d’identifier les infractions les plus fréquentes et de lancer des procédures judiciaires en conséquence. Dans le détail, les infractions concernées sont les vols, les fraudes, les arnaques à la carte de crédit, les jeux d’argents, les outrages à agent et les délits routiers. À cela...

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