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« Effet apéro » : une étude toulousaine démontre l’inutilité du couvre-feu à 18h Abonnés

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Le Journal of infection a publié le 31 janvier dernier une étude menée par plusieurs scientifiques du CHU de Toulouse, portant sur les effets du couvre-feu avancé à 18h. Bilan des observations effectuées dans la ville rose : le couvre-feu à 18h ne sert à rien, et s’avère même contre-productif.

« Effet apéro »  : une étude toulousaine démontre l’inutilité du couvre-feu à 18h
Le 3 février 2021

Alors qu’Olivier Véran souhaitait récemment confiner le pays pour une troisième fois au prétexte que les effets du couvre-feu national à 18h sembleraient « s’estomper » — avant que le Président de la République ne change d’avis face aux protestations — une nouvelle publication portant spécifiquement sur cette question vient illustrer l’absence de bénéfices sanitaires à une énième mesure restrictive illogique et pénible.

Menée par une équipe du CHU de Toulouse, l’étude porte donc sur les effets d’une mesure supposée contrer l’« effet apéro » cher à Stanislas Guérini, qui serait, d’après ce dernier, à l’origine d’une augmentation des contaminations. Manque de chance, les constatations ressorties des analyses effectuées dans la ville de Haute-Garonne ne semblent pas tout à fait aller dans ce sens… En effet, les auteurs de l’étude ont observé les données de deux centres de dépistages toulousains réalisant entre 500 et 700 tests par jour afin de suivre les évolutions des contaminations, et en ont conclu que l’avancée du couvre-feu à 18h, au lieu de faire baisser le taux de positivité, avait au contraire démontré des effets négatifs. Ainsi, alors que la tendance devait amener à 10% le taux de positivité des tests à Toulouse, ce palier a été atteint entre le 20 et le 24 janvier. En avance, donc, par rapport aux prévisions, alors que la population se voit enfermée aussitôt rentrée du travail. Et sans que le variant britannique, qui ne circule pas activement dans la région, ne puisse être mis en cause dans la dynamique des courbes épidémiques.

D’après Chloé Dimeglio, biostatisticienne au laboratoire du virologie du CHU de Toulouse et co-auteur de l’étude, interrogée par Le Figaro : « (…) l’hypothèse la plus probable, c'est bien que l'avancée du couvre-feu a été contre-productive. Peut-être parce qu'elle a rassemblé plus de monde aux mêmes...

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