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Diminution du nombre de tests Covid : une bonne nouvelle, sauf pour les alarmistes Abonnés

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Au moment où le Covid-19 ressemble de plus en plus à un mauvais souvenir en raison d’un effondrement des contaminations, certaines voix imputent cette situation à la fin des tests massifs.

Diminution du nombre de tests Covid : une bonne nouvelle, sauf pour les alarmistes
Le 23 mai 2022

D’après les derniers chiffres de Santé publique France, le nombre de tests réalisés en moyenne par jour la semaine dernière dans le pays était d’environ 200 000. Soit le chiffre le plus bas depuis décembre 2020, alors qu’environ 1,5 millions de tests quotidiens étaient effectués en janvier dernier. Une situation qui s’explique notamment par le fait que les contaminations se réduisent depuis maintenant un mois, et que les personnes présentant des symptômes sont de moins en moins nombreuses. Et qui dit moins de symptômes dit moins de files d’attentes de gens pressés de savoir s’il s’agit du Covid-19 ou d’une autre pathologie comparable. Une autre raison à ce phénomène est également la préférence de la population pour les autotests à la place des PCR, que l’on observe depuis la fin du moins de décembre.

Ce qui est justement ce que déplore un biologiste médical cité par nos confrères de La Dépêche (qui a tenu à garder l’anonymat), estimant que les autotests sont mois sensible pour la détection d’Omicron, avec pour conséquence « des gens qui sont porteurs du virus et contaminants et qui ne sont pas correctement dépistés ». Cette fin du testing de masse (ou de la « testomanie » pour reprendre l’expression de Laurent Toubiana) remet-elle en question l’efficacité de la surveillance épidémiologique ? Pour les autorités sanitaires, cette situation pourrait effectivement donner des chiffres trompeurs quand à la diminution de la circulation virale, et ce en dépit d’une nombre de nouveaux cas quotidiens désormais inférieurs à 30 000. Une ligne qui suit celle de l’OMS, lorsque son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus expliquait en conférence de presse en avril dernier que la diminution du nombre de tests « nous rend de plus en plus aveugles aux schémas de transmission et d’évolution ». Pour le biologiste interrogé par La Dépêche, « ce phénomène fausse...

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