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Déconfinement : un bras de fer annoncé entre Macron et les alarmistes ? Abonnés

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Malgré la nouvelle charge des médecins enfermistes franciliens, Emmanuel Macron veut faire comprendre que le timide calendrier de déconfinement annoncé le 29 avril sera tenu coûte que coûte.

Déconfinement : un bras de fer annoncé entre Macron et les alarmistes ?
Le 4 mai 2021

Des rideaux en fer qui se relèvent, des jeunes en terrasse, un stade de foot rempli de supporters euphoriques, le tout accompagnant les dates du déconfinement progressif. Le clip de communication publié sur le compte Twitter d’Emmanuel Macron annonce la couleur : le calendrier annoncé par le chef de l’État est acté et sera tenu — sous réserve d’éventuels coups de frein localisés. Et l’exécutif est au pied levé pour défendre le calendrier prévu. Une semaine après le retour en classe des primaires et des maternelles, Jean Castex a affirmé ce lundi 3 mai que « le virus circule très peu dans les écoles ». Les nouvelles mesures établissant qu’une classe devait être fermée dès le premier cas détecté, en une semaine, seulement « 1.884 classes ont dû être fermées, sur la France entière ça fait 0,65 % des classes »note le Premier ministre. Quel intérêt donc de les avoir fermées ?

Mais si l’exécutif veut se montrer sûr de sa stratégie, cette dernière est sous le feu de nombreuses critiques de médecins alarmistes. Le lendemain des annonces, le néphrologue Gilbert Deray s’alarmait sur LCI : « Une reprise de l’épidémie est quasi-inévitable. Protégez vous ! […] On ne peut pas vivre avec le virus car il n'a pas l'intention de vivre avec nous », concluait-il de manière quasi eschatologique. Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris Martin Hirsch, a, quant à lui, préféré jouer sur la culpabilisation des Français : « le sort de l'hôpital est un peu entre les mains des Français. »Et pour l’épidémiologiste Catherine Hill, interrogée sur Franceinfo jeudi 29 avril : « ce n’est franchement pas le moment de lever le pied. […] Les 300 morts par jour ne vont pas diminuer, insiste-t-elle. On va continuer à avoir 300 morts par...

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