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"Décidément, ILS n’ont toujours rien compris" : Christian Perronne revient à la charge Abonnés

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Après un premier essai tonitruant en juin dernier (Y a-t-il une erreur qu'ILS n'ont pas commise ?, éd. Albin Michel), le professeur Christian Perronne repart à l’assaut des alarmistes. Dans ce nouveau livre, il fustige l’entêtement des autorités et s’inquiète du recul de la liberté d’expression dans le domaine de la santé publique. Convaincant.

"Décidément, ILS n’ont toujours rien compris" : Christian Perronne revient à la charge
Le 1er avril 2021

« ILS ». Dans ce deuxième ouvrage paru depuis le début de la crise chez Albin Michel, c’est encore à eux, les autorités et les médecins alarmistes, que s’adresse le professeur Christian Perronne. Cette fois-ci, l’ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches va plus loin. Il règle ses comptes après avoir essuyé plusieurs attaques : une plainte de l’Ordre des médecins le 10 décembre 2020, une radiation de ses fonctions de président du Conseil scientifique de la Fédération de la maladie de Lyme et de vice-président de cette fédération, qu’il a pourtant lui-même créé… mais surtout, le retrait en décembre dernier de son titre de chef du service qu’il dirigeait depuis 1994. Avec une plume musclée, contrastant avec le calme habituel du personnage, il fait le récit d’un étau qui s’est progressivement resserré sur lui : « J’ai d’abord été baptisé critique, puis dissident, mais aujourd’hui c’est fait, je suis chef de service du Complotisme ! Qu’est-ce qui me vaut cette appellation ? Le fait de remettre en cause des décisions médicales ou politiques que je juge condamnables. »

Pourtant, rappelle-t-il en citant de nombreux noms de médecins et collectifs de soignants, il n’est pas seul en France et dans le monde à s’opposer aux décisions politiques qu’il juge disproportionnées : « Tous ces médecins sont traités de complotistes, ou juste de dingues dans leurs pays parce qu’ils remettent en cause les décisions de leurs dirigeants. Et que moi, c’est ça que je trouve hallucinant, qu’on ne les écoute pas. » Pire encore, relate-t-il, les discours alternatifs sont tus. Les médias, réseaux sociaux et autorités gouvernementales et médicales, qui ont pris l’habitude de modeler progressivement le discours, ne sont pourtant pas exempts de reproches sur la question. « Où est passée l’exemplarité ?...

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