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Crise énergétique : une communication alarmiste en préparation ? Abonnés

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Hausse des prix, risques de pénuries d’énergie… L’exécutif cherche à faire évoluer sa communication pour préparer mentalement les Français. Une méthode qui pourrait drôlement ressembler à celles employées pour leur faire accepter les restrictions sanitaires.

Crise énergétique : une communication alarmiste en préparation ?
Le 10 août 2022

Après deux ans plongés dans l’anxiété sanitaire, les Français vont-ils à nouveau subir le gouvernement par la peur ? C’est le chemin que semblent vouloir emprunter certains membres de l’exécutif, tétanisés par le spectre d’éventuelles pénuries d’énergies cet hiver. « Le contexte géopolitique, la guerre, le sujet climatique, l’énergie, c’est très anxiogène », s'inquiète le ministre de l’Agriculture Marc Fesnau. Un cadre de la majorité cité par Le Parisien s’enflamme : « On ne peut pas être comme des voyageurs qui boiraient du champagne dans un avion, en ignorant qu’il va s’écraser sur la montagne. » Une manière pour les personnes aux responsabilités de reporter leur anxiété personnelle sur le moral des Français, mais aussi de les préparer à d’éventuelles restrictions, comme le confesse le député Renaissance Marc Ferracci : « Il ne faut pas se mentir, ça va être dur. L’hiver va être compliqué. Tous les efforts sont faits pour limiter les contraintes, mais il va y avoir des contraintes. »

« On ne peut pas exclure d’être contraints d’utiliser les mêmes formats que lors du Covid »

Le 22 juillet dernier sur CNews, le ministre délégué chargé des Transports Clément Beaune assurait qu’il n’y aurait « pas de coupure de gaz ou d'électricité cet hiver », la France ayant « une position plus favorable que ses voisins européens » vis-à-vis du gaz russe. Un discours plutôt rassurant, à l’instar de ce qu’avaient connu les Français en février 2020, avant le premier confinement, mais qui pourrait vite changer de ton. Mercredi dernier, le déjeuner de travail sur la planification écologique autour d’Élisabeth Borne à Matignon a été l’occasion de réfléchir à la manière de « faire entrer ces sujets dans l’atmosphère », sur les questions de « récit ». Quitte à faire appel aux vieilles recettes, comme l’organisation de points presse réguliers tels...

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