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Communication : comment l’Élysée utilise la crise à des fins politiques Abonnés

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Influenceurs, budget com’ en augmentation, temps de parole non contrôlé… À un an de la présidentielle, l’Élysée a bien compris comment la crise du Covid-19 pouvait servir ses politiques. Et ce, quitte à franchir la ligne rouge entre communication et propagande.

Communication : comment l’Élysée utilise la crise à des fins politiques
Le 16 mars 2021

Mise à jour du 24/05/2021 :

Ça y est, ils l'ont fait. Le fameux "concours d'anecdotes" entre les YouTubeurs à succès McFly et Carlito et Emmanuel Macron, président de la République française de son état, a bien eu lieu ce dimanche 23 mai. Quelques jours à peine après une réouverture des terrasses présentée comme une libération, un cadeau fait à une population qui s'est tenue sage – après le pain, le cirque ? –, un tel timing a en effet de quoi surprendre. À moins d'un an d'élections présidentielles lourdes d'enjeux, on en viendrait presque à lâcher le mot qui fache : "clientélisme".


Depuis un an, le gouvernement a installé une atmosphère anxiogène en égrenant les chiffres épidémiques dans ses conférences de presse hebdomadaires. Mais ces dernières semaines, les communicants de l’Élysée n’en sont pas restés là. Ils ont bien compris qu’en vue de 2022, il y avait là une carte à jouer. La sur-réaction sanitaire pourrait lui permettre de séduire l’électorat plus âgé, qui navigue entre La République en marche (LREM) et les Républicains. Mais l’électorat jeune, qui se tourne de plus en plus vers les écologistes, risque de plus en plus de lui échapper et de l’empêcher de transformer l’essai de 2017 l’année prochaine. D’autant plus que lors de sa dernière allocution en janvier, le président n’avait eu aucun mot pour les étudiants, pourtant lourdement affectés par les restrictions sanitaires.

À l’assaut des influenceurs

Et pour conquérir cet électorat souvent dépolitisé, le gouvernement a sorti l’artillerie lourde : les opérations de communication avec des influenceurs. Ce n’est pas une première pour ce gouvernement. On se souvient par exemple du vidéaste TiboInShape, qui faisait la promo du Service national universel aux côtés de Gabriel Attal, pour la coquette somme de 20 000€. Mais ce dernier est désormais passé à...

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