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Canicule : et maintenant, les médias sont accusés… de ne pas être assez alarmistes ! Abonnés

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réchauffement climatique

Alors que la plupart des médias traitent de la vague de chaleur en cours sur un ton allant de l’inquiétude modérée au catastrophisme total, des journalistes et des scientifiques s’indignent que le traitement médiatique de la canicule ne soit pas encore plus anxiogène, en pointant tout particulièrement du doigt les photos d’illustration des articles qui y sont consacrés.

Canicule : et maintenant, les médias sont accusés… de ne pas être assez alarmistes !
Le 17 juin 2022

Les médias devront-ils désormais systématiquement associer leurs articles sur la chaleur en été à des illustrations apocalyptiques ? C’est en tous cas ce que semblent souhaiter certains alarmiste du réchauffement climatiques, qui fustigent désormais un traitement bien trop positif des épisodes caniculaires dans la presse. À commencer par le média Vert, « spécialiste des questions environnementales » et dirigé notamment par un ancien journaliste du Monde et de Médiapart, qui a publié le 14 juin un article titré « Et si les médias arrêtaient les images de plage et de crèmes glacées pour illustrer les vagues de chaleur ? » afin « d’interroger les pratiques journalistiques ». Une petite musique qui monte, au fur et à mesure que la question climatique remplace la crise sanitaire dans les préoccupations progressistes qui ont trouvé là un terrain de jeu parfait pour exprimer un catastrophisme qui confine parfois au millénarisme quasi-sectaire.

Car au-delà des journalistes « engagés » et des militants écologistes, ce narratif fait également florès chez de nombreux scientifiques qui, à l’instar de leur collègues médecins alarmistes qui confondaient Covid-19 et peste noire, font de leurs obsessions une véritable croisade. Ainsi, dès dimanche 12 juin, le climatologue Christophe Cassou — chercheur au CNR, co-auteur du rapport du GIEC et titulaire d’un rond de serviette chez France Inter — interpellait les journalistes sur Twitter en demandant : « Merci de ne plus montrer des images de gens qui se baignent pendant la vague de chaleur, écrit-il. Merci d'affirmer le lien direct entre occurrence de vagues de chaleur et influence humaine (le lien étant très robuste). » Pour ce partisan farouche de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les choix d’illustrations occasionnent carrément une véritable « dissonance cognitive » sur le sujet. Autrement dit, selon la géographe Magali Reghezza, membre du Haut conseil pour le Climat, un « écart entre la réalité de phénomènes extrêmes...

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