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Au Luxembourg, les non-vaccinés dans le viseur du gouvernement Abonnés

Alors que le Luxembourg restait jusqu'ici un pays où les restrictions sanitaires demeuraient relativement faibles en comparaison à ses voisins, le gouvernement a décidé de durcir certaines mesures afin d'augmenter la couverture vaccinale. Toutes les explications par Julien Albert, notre contributeur sur place.

Au Luxembourg, les non-vaccinés dans le viseur du gouvernement
Le 21 octobre 2021

Comme nous l’écrivions dans un article précédent, le gouvernement luxembourgeois, tout en adhérant complètement à la ligne dure suivie par la plupart des pays européens en déroulant confinements, port du masque obligatoire, fermeture de lieux publics et de magasins etc., a longtemps semblé modéré dans l’exécutions de ces atteintes au libertés individuelles. Mais les temps changent, et le ton également. Au début de la campagne de vaccination, la Ministre de la Santé, Paulette Lenert, avait tout de même déjà prévenu que la vaccination ne serait a priori pas obligatoire, en tout cas jusqu’à ce que chaque citoyen ait eu l’occasion de recevoir sa dose. Or, depuis quelques semaines, le taux de vaccination ne progresse plus que lentement, et semble s’approcher d’un plateau bien inférieur au 85% de la population déclaré (arbitrairement et de manière complètement opaque) comme étant nécessaire pour lever les restrictions toujours en vigueur (port du masque en intérieur et passe sanitaire). 424.732 personnes avaient reçu au moins une dose le seize octobre 2021, soit 67,2 % de la population, contre 414.505 un mois plus tôt. La carotte (retour à la vie « normale », voyages, achats, sorties) n’ayant donc pas suffit à encourager tous les citoyens à se faire vacciner « volontairement », le gouvernement a donc décidé de recourir au bâton, et fait voter au parlementaires le dix-huit octobre une énième « loi covid », donc le but est clairement de pousser les récalcitrants à la vaccination en rendant leur vie « moins agréable », comme l’a si bien dit la Ministre de la Santé. Pour ce faire, le pass sanitaire deviendra obligatoire dans les restaurants et pourra devenir applicable sur le lieu de travail à partir du premier novembre, à la discrétion de chaque chef d’entreprise ou d’administration. En « échange », le port...

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