Analyses

Au Luxembourg, l'alarmisme sans la répression Abonnés

Thèmes abordés

gouvernementcouvre-feuEuroperestrictionsLuxembourgterrasses

Le 13 juin, le Luxembourg lèvera totalement le couvre-feu en place sur son sol. Si, dans son traitement de la crise sanitaire, le Grand-Duché n'échappe pas aux biais politico-médiatiques qui semblent être le lot de toute l'Europe, il n'en reste pas moins qu'il dispose d'une grosse longueur d'avance sur la France. Analyse sur place par Julien Albert.

Au Luxembourg, l'alarmisme sans la répression
Le 3 juin 2021

Dimanche 16 mai, on assistait au Luxembourg à un spectacle devenu inhabituel : les restaurants accueillaient à l’intérieur les clients ayant passé avant de se mettre à table un test antigénique rapide mis à disposition à l’entrée du restaurant.

Que le lecteur français ne s’y trompe pas ; la restauration en terrasse avait été rétablie un mois plus tôt. Les magasins, les cinémas, les salles de spectacles vivants et les infrastructures sportives avaient rouvert leurs portes le 11 janvier après six semaines de fermeture, et depuis la fin du confinement total de mars à mai 2020. Les écoles étaient restées ouvertes à l’exception de la première semaine de janvier et de la semaine précédent les vacances de carnaval. Quand au couvre-feu instauré le 29 octobre 2020 (et toujours en vigueur), il commence à 23 heures (21 heures du 24 décembre au 9 janvier) et se termine à 6 heures le lendemain.

Sans ce couvre-feu pour noctambules, les porteurs de masques un peu partout, les panneaux dans les magasins appelant à respecter les gestes barrières et la litanie quotidienne des médias, la crise semblerait très lointaine. Le Luxembourg n’a pas participé aux essais cliniques “discovery” et “solidarity”, et les statistiques ne montrent aucun pic de mortalité. Pas même en mars, avril et mai 2020 (ceci expliquant peut-être cela).

Au début du premier confinement, mes collègues et moi nous étions préparés à assurer un service minimum dans le cas où la majorité d’entre nous tomberait malade. Actuellement, plus personne de mon entourage ne prendrait au sérieux une telle éventualité. Lorsqu’un collègue ou une connaissance tombe malade et est testé positive au SARS-CoV-2 (covid, donc, quels que soient les symptômes), il ou elle est absente quelques jours, puis réapparait guérit. Depuis un an, je n’ai pas entendu une seule mention d’un mort “covid”...

Contenu réservé aux abonnés

83 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter