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7ème vague, masque, 4ème dose : alarmisme et pensée magique font leur grand retour Abonnés

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Alors qu’une légère remontée des cas de Covid-19 laisse entendre à certains alarmistes que la septième vague est déjà là, le faible nombre de quadruples vaccinés est déjà pointé du doigt.

7ème vague, masque, 4ème dose : alarmisme et pensée magique font leur grand retour
Le 23 juin 2022

À en croire certains titres, elle semblait presque être attendue. C’est désormais médiatiquement officiel : « Oui, on peut dire que c'est la septième vague », a affirmé ce mercredi matin Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Et pour cause, avec environ 200 000 tests quotidiens, la France n’a toujours pas abandonné sa stratégie incongrue du testing massif — la fameuse « testomania » dénoncée par l’épidémiologiste Laurent Toubiana —, si bien que l’on se retrouve désormais à détecter environ 54 000 cas positifs chaque jour. Trois semaines après le début de cette légère remontée, nous sommes loin de l’apocalypse à l’hôpital — en tout cas en ce qui concerne le Covid-19 —, puisque le nombre de personnes hospitalisées établi à 14 412 a augmenté de seulement 502 en une semaine. Quant au nombre de lits de soins critiques occupés, il reste bas (845) et stable pour l’instant.

Il n’en faut pas plus aux alarmistes pour s’alarmer… et pour chercher des coupables. Le principal est bien évidemment l’émergence en Europe des sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5, fruits de l’évolution naturelle d’une épidémie devenue endémique, mais pas seulement. Mircea T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l'université de Montpellier, pointe du doigt le « déclin immunitaire » provoqué par l’érosion dans le temps de la « protection conférée par une infection ou une dose de vaccin », explique-t-il à l’AFP. Trois mois après la première dose de rappel, la protection des personnes âgées tomberait ainsi à 50 ou 60%. Une raison suffisante, selon Alain Fischer, pour rapprocher les rappels — trois mois après le premier pour les plus de 80 ans et six mois pour les 60-79 ans —, avant d’évoquer un rappel supplémentaire, une cinquième dose donc, à l’automne prochain. Or, déjà, le gouvernement s’agace du nombre de quatrièmes doses injectées jugé insuffisant...

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