France

5000 lits de réanimation occupés au 7 janvier : encore une prédiction ratée ! Abonnés

Thèmes abordés

gouvernementlits de réanimation

Une projection épidémique publiée mi-décembre 2020 prévoyait une surcharge importante des lits de réanimation au 7 janvier. Une énième prédiction aberrante, qui illustre la déconnexion des décideurs avec la réalité de l’épidémie.

5000 lits de réanimation occupés au 7 janvier : encore une prédiction ratée !
Le 7 janvier 2021

À force d’annoncer sans cesse les sept plaies d’Égypte, il y a fort à parier que les prophètes de malheur finissent par perdre le peu de crédibilité qu’il leur reste. Le 20 décembre dernier, une énième prévision alarmiste affolait les autorités. Selon les « projections les plus optimistes », la France était censée atteindre ce 7 janvier entre 3500 et 5000 lits de réanimation occupés. Cette étude réalisée par l’infectiologue Christian Rabaud du Centre hospitalier régional et universitaire de Nancy (CHRU) avait été réalisée en collaboration avec ni plus ni moins que la Fédération Hospitalière de France (FHF). L’heure des comptes étant venue, voici ce que nous disent les chiffres : au 6 janvier, la France compte 2 616 patients en réanimation. Et la tension hospitalière se situe aux alentours de 50,8%, soit un niveau modéré et stable. De quoi ajouter un peu d’optimisme dans les vies de ces épidémiologistes, qui semblent bien en manquer.

Foire aux projections

Cette prévision délirante est loin d’être la première depuis le début de la crise. Souvenons-nous de l’épidémiologiste Neil Ferguson de l’Imperial College de Londres, devenu la « madame Irma » de nombreux responsables politiques européens. Ce dernier annonçait le 16 mars dernier qu’en l’absence de mesures, la première vague causerait 510 000 morts au Royaume-Uni et plus de 2,2 millions aux Etats-Unis. Si aujourd’hui ces chiffres nous paraissent fantasques, ils ont pourtant guidé en grande partie les gouvernements dans leurs décisions de confiner leur population. Le 28 octobre, c’était au tour d’Emmanuel Macron de justifier sans sourciller la mise en place d’un second confinement par la nécessité d’éviter 400 000 nouveaux morts. À l’origine de ce chiffre abracadabrantesque : Arnaud Fontanet et Simon Cauchemez, tous deux épidémiologistes à l'Institut Pasteur… Et bien sûr, membres du Conseil scientifique ! Le Président avait également...

Contenu disponible gratuitement

16 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter